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Common Objects

23 Mai - 24 Août 2014
Vernissage le 23 Mai 2014

L’exposition revient sur les séries les plus remarquables du photographe américain, de The Prototype Works (1967-1976) à Ronde de nuit (1992-1995). Elle interroge également l’influence du cinéma, notamment européen, sur la formation de cette œuvre. Avec Antonioni par exemple, ils partagent un certain pictorialisme spécifique de la fin de vingtième siècle.

Lewis Baltz
Common Objects

Le Bal présente une exposition d’envergure consacrée au photographe américain Lewis Baltz. Conçue par Dominique Païni, David Campany et Diane Dufour en étroite collaboration avec l’artiste, l’exposition reviendra sur ses séries les plus remarquables de The Prototype Works (1967-1976) à Ronde de nuit (1992-1995) et interrogera pour la première fois, l’influence du cinéma, notamment européen (Godard, Antonioni) sur la formation de cette œuvre majeure.

Première exposition en France consacrée à cet artiste depuis la rétrospective au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 1993, l’exposition au Bal intervient après les expositions qui ont récemment mis à l’honneur le travail de Lewis Baltz aux Etats-Unis (Art Institute of Chicago, 2010 et National Gallery of Art, Washington, 2011) et en Europe (Kestnergesellschaft, Hannovre 2012 et Albertina, Vienne, 2013).

Les séries The Prototype Works (1967-1976), Tract Houses (1969-1971), Nevada (1977), Continuous Fire Polar Circle (1986), Candlestick Point (1987-1989), Sites of Technology (1989-1991) ainsi que Ronde de nuit (1992-1995) seront exposées en regard de plusieurs extraits de films: La 5ème colonne, Psychose d’Alfred Hitchcock, Zabriskie Point, La Notte et Le Désert Rouge de Michelangelo Antonioni, ainsi que Les Carabiniers de Jean-Luc Godard.

L’exposition sera accompagnée d’un livre coédité par Steidl et Le Bal et conçu par l’artiste Pierre Hourquet. On peut y lire un texte de Dominique Païni dont voici un extrait:
«Le cinéaste qui paraît avoir constitué une véritable référence pour Lewis Baltz est Michelangelo Antonioni. Les premiers plan-séquences du Désert rouge décrivant l’errance de Giuliana (Monica Vitti) dans le paysage dévasté par l’industrie pétrochimique des environs de Ravenne peuvent être rapprochés d’une série telle que Continuous Fire Polar Circle. Fumées émanant de la combustion lente des matières chimiques, goudron en expansion, huile dispersée, détritus de tous ordres, eaux envahies de cambouis, sont communs aux regards du photographe américain et du cinéaste italien. Une même posture partagée entre l’accablement écolo¬gique et la fascination plasticienne, autrement dit un certain pictorialisme spécifique de la fin de vingtième siècle, ce siècle au bord du désastre généralisé.»

Vernissage
Mercredi 23 mai 2014