PHOTO | COLLOQUE

Allan Sekula: La photographie au travail

28 Juin - 28 Juin 2013
Vernissage le 28 Juin 2013

Allan Sekula prend pour cible les conditions politiques, économiques et sociales du capitalisme avancé en utilisant simultanément la photographie, le texte et le film. Allan Sekula s’est depuis toujours affronté aux déficits de représentation frappant certains mondes, notamment celui du travail, des flux économiques, de l’éducation.

Allan Sekula
Colloque Allan Sekula: La Photographie au Travail

Depuis les années 1970, après un passage par la performance, Allan Sekula prend pour cible les conditions politiques, économiques et sociales du capitalisme avancé en utilisant simultanément la photographie, le texte et le film. Allan Sekula s’est depuis toujours affronté aux déficits de représentation frappant certains mondes, notamment celui du travail, des flux économiques, de l’éducation.

La réflexion sur les rapports de pouvoir dans la société contemporaine nécessite à ses yeux un dispositif de mise à l’épreuve des faits et de leur apparition. En cela, l’écrit, le rôle du discours et de la parole entrent dans toute pratique de l’image. Pour Allan Sekula, la photographie et le film produisent du sens et du langage.

Et l’image s’articule dans son travail à différents textes — dialogues enregistrés, citations, écrits. En 1973, à propos de son œuvre Aerospace Folkstales, Allan Sekula a qualifié sa démarche de stratégie du film en pièces détachées («disassembled movie»). Son enquête la plus extensive, Fish Story (1989-1995), explore un espace absent de l’attention médiatique: le monde de la mer.

On peut y relier d’autres ensembles comme Black Tide/Marea Negra (2002-03), un essai photographique sur le naufrage du Prestige sur les côtes espagnoles, ou The Docker’s Museum, une collection d’objets et d’images attachés à l’univers de la mer rassemblée par l’artiste. Des films comme Lottery of the Sea (2010) et celui réalisé en 2011 avec Noël Burch, The Forgotten Space, prolongent ce travail d’investigation à long terme des coulisses de la globalisation.

À l’occasion de la sortie en français de ses premiers textes théoriques Essais sur la photographie, la question se posera du travail des images avec le texte.

Avec la participation de:
Benjamin Buchloh (historien de l’art, professeur à Harvard), Tamar Garb (historienne de l’art), Carles Guerra (artiste, critique d’art, conservateur en chef au Macba-Barcelone), Tom Keenan (théoricien de littérature comparée, directeur du Human Rights Project), Marie Muracciole (critique d’art, commissaire d’expositions), Hilde Van Gelder (historienne de l’art) et Benjamin Young (historien de l’art, philosophe, rédacteur en chef de Grey Room).

Accès
De 11h30 à 19h
Petite Salle
Entrée libre dans la limite des places disponibles