ART | EXPO

Claude Viallat

27 Juin - 19 Sep 2020
Vernissage le 27 Juin 2020

La Galerie Oniris présente les peintures de Claude Viallat, dont le motif unique répété à l’infini ramène l’attention du spectateur à la stricte matérialité de la peinture, de sa texture et de ses couleurs.

Pour célébrer ses 30 ans de collaboration avec Claude Viallat, la Galerie Oniris lui consacre une exposition personnelle au cours de l’été avec une quinzaine d’œuvres produites depuis le début des années 2000. Claude Viallat compte parmi les fondateurs du mouvement Supports/Surfaces qui, dans les années 1960, s’opposait à l’abstraction lyrique et faisait de l’acte de peindre une réflexion sur la peinture elle-même.

L’empreinte unique de l’œuvre de Claude Viallat

Les peintures de Claude Viallat sont d’emblée reconnaissables. Depuis les années 1960, il appose de manière sérielle l’empreinte d’une forme sur une toile libre. Ce peut être une toile de canevas qui n’a pas été tendue sur un châssis, une toile de tente, un tissu de parasol, une bâche ou tout autre matériau de ce type.

Son motif de prédilection se veut simple et neutre, il s’agit d’une forme rectangulaire aux angles arrondis, qui ne figure rien de particulier. Claude Viallat reproduit en série son motif sur la toile,  non pas au pinceau mais à l’aide d’un pochoir. Le pinceau est réservé pour les fonds — en aplats de couleurs ou à thèmes  géométriques ou non —, et parfois pour surligner le motif générique.

La peinture mise à nu par Claude Viallat

L’œuvre de Claude Viallat n’a pas pour objectif de représenter ni d’évoquer quoi que ce soit, ni même d’inciter le spectateur à se référer à des éléments extérieurs, biographiques, ou bien historiques. Les tableaux n’ont pour ambition que de se rapporter à eux-mêmes, faisant de la peinture en soi l’objet de la création.

La simplicité et la répétition du procédé de Claude Viallat portent ainsi l’attention vers la texture des supports et les couleurs de la peinture. « Ce qui compte, c’est la manière dont les couleurs jouent avec les couleurs qui sont en dessous, comment d’une manière intuitive et non voulue, non prévue, j’arrive à organiser une surface en densité, en intensité », explique le peintre.