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Cinéma et Contre-pouvoir. L’espace public

27 Mar - 27 Mar 2015
Vernissage le 27 Mar 2015

Le cinéma occupe une place stratégique pour questionner les possibilités de transformation de notre monde. Autour du film Vers Madrid-the burning bright (Un film d’in/actualités) de Sylvain George, ce séminaire a pour objectif d’offrir aux spectateurs des ressources critiques face à ce qui leur est offert sous le signe de la jouissance ou de la compassion.

Marie-José Mondzain, Jean-Michel Frodon
Cinéma et Contre-pouvoir
L’espace public

Un séminaire sous la direction de Marie-José Mondzain et Jean-Michel Frodon. Critique de cinéma, écrivain, enseignant, Jean-Michel Frodon a dirigé Les Cahiers du Cinéma et anime «Projection publique», le blog cinéma de Slate. Philosophe, directrice de recherche émérite au Cnrs, Marie-José Mondzain s’est interrogée sur les images et leur pouvoir, problématique à laquelle elle a consacré plusieurs de ses livres.

Marie-José Mondzain et Jean-Michel Frodon ont repéré, de façon non-exhaustive, quatre modalités susceptibles d’activer le contre-pouvoir: le rire, l’enfance et les minorités, l’espace public et l’environnement. A ces quatre angles d’approche, il faut ajouter une séance avec Avi Mograbi, artiste invité au Jeu de Paume au même moment, et dont l’œuvre mobilise les multiples formes du contre-pouvoir. Chaque rencontre est précédée de la projection d’un long-métrage, en lien direct avec le thème du jour.

Programme du 27 mars:
— 16h30, projection: Vers Madrid-the burning bright (Un film d’in/actualités) de Sylvain George (France, 2014, 106’)
Le 15 mai 2011, quelques mois après les printemps arabes, surgit le mouvement du 15-M, Mouvement des indignés, ainsi que le nomma la presse en référence au livre de Stéphane Hessel Indignez-vous. Vers Madrid revient sur le rassemblement de la Puerta del Sol en Espagne. Dans ce film se mêlent espoir, colère et effervescence.
— 18h30, présentations de Marie-José Mondzain, Jean-Michel Frodon, Sébastien Thiéry, politologue et coordinateur du PEROU et Gérard Paris-Clavel, graphiste et membre du collectif «Ne pas plier».
— 19h45, conclusion du séminaire par Marie-José Mondzain et Jean-Michel Frodon.

En quoi l’image exerce-t-elle un contre-pouvoir?
Les images ont longtemps subi le mépris, voire la condamnation des autorités de la pensée. Elles peuvent manifester leur turbulence contestataire et contradictoire face à toute forme de pouvoir. Cette menace est inséparable de ce qui peut faire de toute image une figure du désir et une offre de résistance et de liberté. Le pouvoir des images ne peut qu’intéresser toute instance dominante qui cherche à confisquer cette énergie à son profit.

Pourquoi s’intéresser plus particulièrement au cinéma?
C’est parce que son mode particulier d’articulation du réel et de la fiction lui donne une place stratégique pour questionner les possibilités de transformation de notre monde. Si ce séminaire a été conçu à travers le cinéma, c’est parce qu’il occupe une place stratégique pour questionner les possibilités de transformation de notre monde. L’objectif est d’offrir aux spectateurs des ressources critiques face à ce qui leur est massivement offert sous le signe de la jouissance, du choc ou de la plus trouble compassion.