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China: in the eye

31 Jan - 22 Fév 2014
Vernissage le 31 Jan 2014

Le travail de Luo Dan s’arrête sur les paysages de la République Populaire de Chine, loin des grandes mégapoles chinoises. Face à l’immensité du pays, il saisit les Chinois dans leur quotidien. C’est avec des couleurs douces et naturelles, que Luo Dan photographie ce qui l’entoure avec sincérité et simplicité.

Luo Dan
China: in the eye

Né en 1968 à Chongqing, non loin du barrage des Trois Gorges, diplômé du Sichuan Fine Art Institute en 1992, Luo Dan travaille comme photoreporter depuis 1997 pour des journaux et magazines chinois (Chengdu evening paper, HuaXi city paper). Il a remporté de nombreux prix journalistiques nationaux et régionaux depuis 1998. Passionné par Diane Arbus et Robert Frank, il photographie les stars de cinéma pour le Shanghai Evening News, jusqu’en 2006, année durant laquelle il présente sa collection «On the road».

Son travail s’arrête sur les paysages de la République Populaire de Chine, loin des grandes mégapoles chinoises. Face à l’immensité du pays, il saisit les Chinois dans leur quotidien avec «mélancolie, voire la nostalgie, derrière la beauté des visages, les paysages agressés par la pollution omniprésente» a écrit Christian Caujolle.

Luo Dan est qualifié d’«humaniste aux images blanches comme le brouillard sur
Shanghaï, Prix d’or du Festival de Lianzhou 2008». Ce fils de la Chine maoïste, converti au protestantisme par la lecture de la Bible, explique ce qu’il a vu sur son chemin: «Tout disparaît en Chine, à l’image de l’être humain, condamné à disparaître. Les valeurs traditionnelles sont démodées. La seule valeur qui compte aujourd’hui, c’est le dollar. Les joies produites par l’argent sont éphémères. Voilà pourquoi les gens se sentent misérables.»

C’est avec des couleurs douces et naturelles, que Luo Dan photographie ce qui l’entoure avec sincérité et simplicité. La vie de chacun dans sa dureté et ses moments de joie, au cours d’un périple à travers toute la Chine. Il a choisi un dispositif à la fois simple et efficace de voyageur presque désabusé par l’impossibilité de cerner l’immensité: il a parcouru son pays du Nord au Sud et d’Est en Ouest.

Les clichés transportent le spectateur dans une Chine en changement, sans certitude, dans des endroits loin de l’effervescence des grandes cités telles que Shanghai ou Beijing. «Il nous convoque dans un pays irréel, plus résigné que triste, qui ressemble peut-être à ce qu’éprouve la majorité de ses contemporains qui n’ont pas été conviés au partage de l’enrichissement subit et spectaculaire de quelques uns». Ces clichés montrent une Chine pleine de charme, naturelle et contradictoire.

Vernissage
Vendredi 31 janvier 2014