ART | EXPO

Immatérialité

07 Sep - 02 Nov 2019
Vernissage le 07 Sep 2019

L’exposition « Immatérialité » rassemble à Topographie de l’art, à Paris, les œuvres de douze artistes contemporains autour de la recherche de l’immatériel. A travers la peinture, la sculpture, la photographie, la vidéo, l’installation sonore ou des techniques inédites, ces œuvres nourries d’une vision scientifique tentent de rendre tangible ce qui échappe à la perception humaine.

L’exposition « Immatérialité » à Topographie de l’art, à Paris, réunit les œuvres de douze artistes contemporains français et internationaux qui partagent un même intérêt pour les thèmes à la lisière entre art et science. Qu’il s’agisse de vidéos, de peintures, de sculptures, de mobiles, d’installation sonores ou de photographies, leurs œuvres cherchent à rendre perceptible ce qui d’ordinaire échappe à la vision humaine.

« Immatérialité » : vers une dématérialisation des formes

Comme l’indique le titre de l’exposition, « Immatérialité », les œuvres de la dizaine d’artistes rassemblés ont en commun de tendre vers une dématérialisation des formes. Exploitant les tensions entre le visible et l’invisible, le naturel et l’artificiel, la réalité et la fiction ou encore la gravité et l’apesanteur, elles proposent des expériences visuelles intenses qui amènent le spectateur à remettre en question les limites traditionnellement admises de la perception.

A la croisée du minimalisme, de l’art concret et de l’art conceptuel, les sculptures de Vera Röhm se déploient à travers un vocabulaire visuel sobre qui se nourrit de l’art mais aussi de la philosophie et de la science. Elles ouvrent une réflexion sur la perception de l’espace et du temps. Les installations en néon minimalistes de Jan Van Munster explore les contrastes entre lumière et obscurité, chaleur et froid, pour mettre en lumière les différentes formes d’énergie, métaphore de la vie.

Sculptures de Vera Röhm, photos de Martin d’Orgeval, peintures de Guillaume Millet

Dans la série de sept sculptures sonores intitulée Asterisme de Charlotte Charbonnel, chaque pièce composée d’une bulle en verre soufflé fixée sur des tiges de métal et équipée d’un haut-parleur, reproduit le son d’une étoile appartenant à la constellation de la Lyre, d’après des données issues de la première mission de la NASA ayant permis de trouver des planètes de la taille de la Terre dans les zones habitables des étoiles de type solaire. Entre matérialité et immatérialité, les photographies de Martin d’Orgeval se construisent sur l’incertitude visuelle : exploitant notamment les effets de lumière et d’exposition, elles invitent à observer de plus près les détails les plus simples et offrent une expérience singulière de l’espace et du temps.

Se nourrissant également de thèmes scientifiques comme les phénomènes naturels et cosmiques, l’espace-temps, et les lois de la physique et de la mécanique, les photographies de Thomas Devaux et Liz Deschenes, les vidéos de Pascal Haudressy, les mobiles électrocinétiques d’Elias Crespin, les sculptures de Caroline Corbasson, les peintures de Guillaume Millet et les œuvres aux techniques inédites d’Adam Belt, Stephan Breuer et Jean-Baptiste Caron renouent de la même manière avec l’une des préoccupations qui ont marqué les avant-gardes artistiques du
XXe siècle : trouver dans la matière le chemin vers l’immatériel.