ART | EXPO

Charles Gadenne, dessins

21 Juin - 20 Sep 2009
Vernissage le 21 Juin 2009

Les dunkerquois connaissent bien Charles Gadenne, le sculpteur toujours fidèle au nord. Mais peu connaissent les dessins de Charles Gadenne, plus intimes, plus vifs. Ses croquis ne dépassent jamais le stade de l’esquisse, il y développe une fraîcheur et une expressivité rare.

Communiqué de presse
Charles Gadenne
Charles Gadenne, dessins

Du 21 juin au 20 septembre 2009, sur une proposition de Bruno Vouters et Jean-Marie Bédoret, le LAAC rend hommage au sculpteur Charles Gadenne, installé sur le territoire dunkerquois depuis plus d’un demi siècle, en mettant en lumière un aspect peu connu de son oeuvre, le dessin.

L’exposition Charles Gadenne, dessins, réalisée dans le même temps que Charles Gadenne, Une ligne de vie à la Piscine de Roubaix, rassemble, dans le cabinet d’arts graphiques, une centaine de dessins des années 1940 à nos jours. Cet ensemble, ponctué de quelques sculptures, rend compte de l’évolution du travail de l’artiste au travers d’un parcours qui croise chronologie et thématique.

Des premiers dessins vigoureux, aux traits cassés, aux dessins spontanés des dernières années, aux formes à peine esquissées, l’exposition présente, pour reprendre l’expression d’Eugène Leroy, « une longue galerie de gestes surpris, indiqués souvent avec bonheur et qui nous font assister à une émotion inlassable ».

Les années 1950 donnent le jour à de nombreux portraits : les proches de l’artiste et ses amis, comme Grand-mère Justine, Madeleine, son épouse, ou encore Olivier, son fils, sont une source d’inspiration. Les contours des figures sont encore géométriques et laissent transparaître le souci évident de la forme. Le dessin est vigoureux et expressif. Au fil des années, le trait s’assouplit, le geste s’allège, les formes s’arrondissent, les corps développent une troublante sensualité.

Le nu féminin est un sujet de prédilection de Charles Gadenne qu’il reprend inlassablement.
Académique à ses débuts, il se détache peu à peu des canons classiques : les détails s’estompent, la couleur surgit, le mouvement est saisi dans l’instant. Tantôt debout, tantôt allongé ou assis sur une chaise, le modèle pose dans une surprenante décontraction.

L’autoportrait apparaît plus tardivement. Il donne naissance à de multiples variations : Charles Gadenne se représente seul ou aux côtés de son modèle, ou encore dessinant dans son atelier.
Révélateurs du temps qui passe, ces portraits offrent une représentation émouvante de l’artiste.

Un « pêle-mêle » témoigne de la diversité des techniques employées par Charles Gadenne, encre brune, plume, crayon, fusain, aquarelle, gouache…, et de son ardente activité graphique actuelle. Il évoque le « Passage obligé » que l’artiste s’impose en épinglant régulièrement aux murs du couloir de sa maison-atelier de Saint-Pol-sur-Mer un certain nombre de dessins choisis qu’il s’invite quotidiennement à reconsidérer.