«Equation du soleil noir»
Centre culturel mexicain
L’événement
Communiqué de presse
«Equation du soleil noir» s’inscrit dans la continuité de l’exposition «Mexique-Europe Aller-Retours 1910-1960», organisée dans le cadre des manifestations Lille 2004, au Musée d’art moderne Lille Métropole, du 4 septembre 2004 au 16 janvier 2005. Fidèle à sa vocation contemporaine et de promotion des jeunes créateurs, l’Instituto de México a demandé à Guillermo Santamarina de reprendre le chemin ouvert à Lille, en rassemblant autour de lui dix artistes, parmi les représentants actuels de la peinture au Mexique les plus intéressants : Marco Arce, Fernanda Brunet, Eduardo Cervantes, Yishai Jusidman, Jerónimo López Ramírez « Dr. Lakra »,Jesús Lugo, José Luis Sánchez Rull, Roberto Turnbull et Saúl Villa.
Le hasard des échanges culturels a fait qu’en Europe le Mexique soit avant tout connu pour son art ancien ou populaire. Or le Mexique est également un pays phare de la création moderne et contemporaine. L’Instituto de México à Paris a souhaité mettre en avant un autre aspect de l’art mexicain. Après les maîtres des premières décennies du siècle dernier, des Rivera, des Frida Kahlo, des Tamayo et autres grands noms de la peinture mexicaine, nous avons voulu présenter l’œuvre des talents d’aujourd’hui. Certains des artistes rassemblés ici jouissent déjà d’une certaine reconnaissance internationale ; d’autres sont encore au seuil de leur destin d’artistes. L’ensemble est un exemple vivant de la peinture mexicaine contemporaine, guidé par le regard aigu de Guillermo Santamarina, lui-même artiste et commissaire de renom, et actuellement directeur du musée X-Teresa Arte Actual à Mexico.
> Les artistes
> Marci Arce (Mexico, 1968)
Depuis plus de dix ans, Marco Arce réalise ses polyptyques en s’inspirant de la mythologie imprégnant l’univers pictural, revisitant et « réinvestissant » dans son œuvre des éléments formels et argumentatifs caractéristiques de ses prédécesseurs parmi les plus insignes. Ses dernières séries laissent transparaître plus clairement une mythologie personnelle, marquée par le dilemme d’un destin.
> Fernanda Brunet (Mexico, 1964)
Même si l’ensemble de peintures retenu pour ce rendez-vous viennent confirmer une qualité plastique caractéristique dans l’univers pictural de Fernanda Brunet, inspiré des paysages japonais, ces œuvres se tournent cette fois vers une esthétique manga plus abstraite
> Edouardo Cervantes (Mexico, 1966)
Le paysage et les habitants super-modernes du cosmos d’Eduardo Cervantes oscillent entre l’ordre le plus inébranlable et le délire maniaque. Cela peut aller de visions de fin du monde allégoriques à de simples abréviations ironiques d’une conscience désenchantée.
> Yishai Jusidman (Mexico, 1963)
L’axe principal du travail de Yishai Jusidman (Mexico, 1963) est le rapport entre le spectateur et la peinture dès lors que celle-ci est exposée. Son œuvre se nourrit d’une exploration constante des modes de production artistique et de leur portée, d’où une revitalisation et une remise en question permanentes du langage pictural qu’il maîtrise à la perfection
> Gerónimo López Ramírez «Dr. Lakra» (Mexico, 1970)
Non content de dessiner sur les corps, Dr. Lakra (Mexico, 1970) tatoue à l’encre de chine des images tirées de vieux magazines collectors. Tels des graffiti pertinents, ses interventions à l’encre de chine subvertissent l’innocence relative d’une époque révolue, celle des chromos et des pin-up, en les teintant d’une légère touche diabolique.
> Jesús Lugo Paredes (Mexico, 1963)
S’efforçant de plonger dans la spirale vitale de Jackson Pollock, Jesús Lugo restitue sous forme de retables des images — réelles ou supposées — inspirées de la vie du peintre.
> José Luis Sánchez Rull (Mexico, 1964)
Les inventions de José Luis Sánchez Rull, au tracé généreux et parfait, révèlent un circuit monstrueux d’unités abstraites, organiques, qui semblent s’avaler elles-mêmes.
> Roberto Turnbull (Mexico, 1959)
Plans de ville, vues panoramiques ou aériennes, estampes anciennes de paysages, schémas scientifiques, cartographies ésotériques et autres mesures excentriques, sont tout autant d’éléments contenus dans les assemblages de Roberto Turnbull.
> Saúl Villa (Mexico, 1958)
La distorsion du regard guide l’expansion de la matière. Saúl Villa traite suivant ce principe des vues de Mexico, d’exquises promenades, ou encore des portraits d’amis ou de proches. Pour cette exposition, l’artiste a travaillé sur une série de tableaux sinistres inspirés de la Guerre Froide, par exemple des explosions nucléaires figées.
Infos pratiques
> Lieu
Centre culturel mexicain
119, rue Vieille-du-Temple. Paris 3e
M° Filles du Calvaire
> Horaires
du lundi au samedi de 14h30 à18h
> Contact
T. 01 44 61 84 43
ccmexfr@wanadoo.fr
www.mexiqueculture.org
> Entrée libre
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