ART | EXPO

La région vaporeuse

11 Jan - 11 Mar 2018
Vernissage le 11 Jan 2018

Les installations, sculptures et cyanotypes de Cécile Beau réunis dans l’exposition « La région vaporeuse » à la Maison des arts, à Malakoff, évoquent des réalités parallèles, des mondes où les règnes végétal, minéral et animal se confondent.

L’exposition « La région vaporeuse » à la Maison des arts, centre d’art contemporain de Malakoff, rassemble des cyanotypes, installations et sculptures de Cécile Beau brouillant les frontières entre les règnes végétal, minéral et animal.

Les installations de Cécile Beau créent une région vaporeuse

Le titre choisi pour l’exposition d’œuvres récentes de Cécile Beau, « La région vaporeuse », évoque parfaitement le monde ambigu sur lequel elle ouvre une porte au sein du centre d’art. Le travail de la plasticienne utilise en effet les notions de double et les effets de miroir pour imaginer d’autres réalités où les choses se seraient développées autrement, où d’autres planètes existeraient et où l’évolution aurait permis aux végétaux de se déplacer, aux minéraux de respirer.

Une série de cyanotypes intitulée Meteors Ascendances représente les thèmes astraux correspondant à des impacts de météorites sur la Terre. En étudiant la position des constellations au moment de l’impact des météorites et en les reliant aux signes du zodiaque, ces cartographies schématisées du ciel mêlent astrologie et astronomie, science et métaphysique.

Cécile Beau imagine des créatures hybrides, entre le végétal, le minéral et l’animal

Au rez-de-chaussée du centre d’art, un ready-made intitulé La siouva est constitué de la souche et des racines sèches d’un arbre, posées telle une imposante créature hybride aux membres arachnéens, mi-animale, mi-végétale. Un autre croisement non orthodoxe se réalise dans l’installation Réversion : sous l’effet de deux tiges de métal reliées à un sys­tème d’électrolyse qui transmettent un courant électrique à l’eau trouble dans laquelle elle est plongée, une pierre se recouvre peu à peu de cristaux d’argent semblables à des végétaux.

L’installation Specimen, réalisée de 2012 à 2017, est composée d’aquariums, remplis d’un liquide sombre à travers lequel on distingue d’intrigantes structures rocheuses et végétales. Un dispositif sonore diffuse dans le liquide les fréquences électromagnétiques émises par certains astres qui, transformées par leur traversée aquatique, sont ensuite captées par un hydro­phone et diffusées dans la pièce qu’elles emplissent d’une ambiance nébuleuse.