ART | EXPO

Ce qui ne se voit pas

06 Juil - 02 Nov 2014
Vernissage le 06 Juil 2014

La double exposition «Ce qui ne se voit pas» est le fruit d’une recherche du groupe RADO menée depuis juin 2011 dans le pays de Tulle, en prise avec la réalité quotidienne des travailleurs et des habitants avec qui il a coopéré. Elle rassemble des œuvres d’une grande diversité qui traduisent les regards de ces neuf artistes sur le territoire corrézien.

Fanny Béguery, Madeleine Bernardin Sabri, Florian Fouché, Adrien Malcor, Anaïs Masson, Marie Preston, Maxence Rifflet, Claire Tenu, Antoine Yoseph
Avec la collaboration de Kerwin Rolland

Ce qui ne se voit pas

Le Centre international d’art et du paysage et Peuple et Culture Corrèze s’associent pour accueillir cet été «Ce qui ne se voit pas», une double exposition du groupe RADO qui aura lieu simultanément à l’Eglise Saint-Pierre de Tulle et sur l’île de Vassivière, en Limousin.

Le groupe RADO est composé de neuf artistes et chercheurs (Fanny Béguery, Madeleine Bernardin Sabri, Florian Fouché, Adrien Malcor, Anaïs Masson, Marie Preston, Maxence Rifflet, Claire Tenu et Antoine Yoseph) qui se sont rencontrés à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Tous partagent un intérêt pour les formes et les conditions d’une pratique collective de l’art, parallèlement à l’activité qui structure leurs recherches personnelles.

La double exposition «Ce qui ne se voit pas» est le fruit d’une recherche que les artistes ont menée depuis juin 2011 dans le pays de Tulle, en prise avec la réalité quotidienne des travailleurs et des habitants avec qui ils ont coopéré. Cette résidence initiée et portée par Peuple et Culture Corrèze a fait l’objet d’une Commande publique du Centre national des arts plastiques. Lors de la préparation des expositions elle-même, le groupe a fait appel à Kerwin Rolland, accousticien.

Les œuvres d’une grande diversité (photographies, dessins, vidéos, sculptures, installations sonores) traduisent les regards de ces neuf artistes sur le territoire corrézien, abordé sous l’angle de l’exploitation des ressources (bois, eau), des réseaux de distribution d’énergie, du tri des déchets, des travaux de rénovation urbaine, etc.

«Nous avons choisi d’aborder le territoire par ses réseaux techniques (énergie, déchets, transports etc.): le plus souvent invisibles alors même qu’ils structurent notre vie quotidienne, ils sont de plus en plus objets de luttes et de débats. Il y avait là un défi documentaire: comment avec de la vidéo, du dessin, des photographies, des sculptures, révéler des réalités cachées, ou mal regardées, tout en indiquant des réserves d’invisible? De ces questions et des enquêtes que nous avons conduites se sont dégagées plusieurs situations.»

Le deuxième volet de l’exposition est présenté à l’église Saint-Pierre de Tulles du 21 juin au 12 août 2014.

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