ART | EXPO

Cathryn Boch / Anne-Lise Broyer / Thomas Daveluy

15 Mar - 24 Mai 2020
Vernissage le 15 Mar 2020

Les œuvres d’Anne-Lise Broyer, de Cathryn Boch et de Thomas Daveluy investissent la bergerie et les écuries du Domaine de Kerguéhennec pour le printemps. Photographies retouchées à la mine de plomb, cartographies redessinées et cousues et images de lieux réels transformés par les nouvelles technologies dialoguent autour des notions de géographie, de déplacement, de corps, d’histoire(s) et de temps.

Le Domaine de Kerguéhennec, à Bignan, accueille au cours du printemps trois expositions monographiques que relient des notions communes : le temps, la mémoire, le paysage, le territoire, les frontières et les migrations, réelles ou mentales. La série de photographies d’Anne-Lise Broyer, l’installation mêlant dessin et couture de Cathryn Boch et les images du réel réinventées par Thomas Daveluy à l’aide des technologies numériques relèvent toutes d’une expérience de la géographie et des histoires qui y sont profondément inscrites.

Une série photographique d’Anne-Lise Broyer

Un ensemble d’image intitulé Oraison (La mort de la phalène), réalisé en résidence au Domaine de Kerguéhennec par Anne-Lise Broyer rend compte de son expérience sensible du paysage. C’est en s’immergeant dans le territoire alentours, en partant à travers les chemins, forêts et vallons qu’Anne-Lise Broyer s’est investie dans un contact intime avec le lieu, en tirant des photographies qu’elle a ensuite retouchées par des dessins à la mine graphite sur les tirages, réanimant par ce geste des récits et une mémoire qui y étaient enfouis.

Une installation de Cathryn Boch

C’est aussi au terme de sa résidence de création au Domaine de Kerguéhennec que Cathryn Boch présente un ensemble d’œuvres réalisées in situ. A partir de diverses formes de transcription d’espaces, des cartes routières, géologiques, topographiques et maritimes, des plans de ville, des atlas et des photographies aériennes qu’elle découpe, raccommode, traverse de fils à la machine à coudre, greffe. Ainsi émerge, selon ses mots, « une sorte de paysage-corps » qui exprime la profondeur et la complexité des relations qui se nouent entre les corps et leur environnement, entre nos vies et les mondes qu’elles habitent.

Thomas Daveluy explore les nouveaux territoires ouverts par la technologie

Le cycle d’œuvres intitulé Echo de Thomas Daveluy est consacré aux zones floues qui séparent parfois le réel et l’imaginaire depuis l’avènement des nouvelles technologies. L’artiste, qui a recours aux outils numériques dans le cadre la vidéo, de l’installation, du mapping et même de la sculpture, s’intéresse à la façon dont ces outils, en réinventant l’image, ont aussi réinventé notre rapport au réel. Par le biais du prélèvement de séquences vidéo compressées en une seule image, de retouches numériques, de division de l’écran et autres procédés techniques, Thomas Daveluy explore les nouveaux territoires ouverts par la technologie.