ART | EXPO

Débords

28 Mai - 06 Juil 2019
Vernissage le 01 Juin 2019

L’exposition « Débords » à la galerie marseillaise Porte Avion constitue une nouvelle étape dans la recherche de Catherine Melin sur les modes d’appropriation et de détournement de l’espace. Dessins, installations et vidéos saisissent l’environnement immédiat, les lieux et la façon dont les individus y circulent.

L’exposition « Débords » à la galerie Porte Avion, à Marseille, présente, dans le cadre du Printemps de l’art contemporain, de nouveaux dessins, installations et vidéos de Catherine Melin qui poursuit ses recherches autour de l’espace et de la façon dont les corps s’y confrontent et s’y meuvent. Elle se lit comme une nouvelle étape de cette exploration, nourrie par les déplacements de Catherine Melin et par sa constante observation de l’environnement immédiat.

« Débords » : installations, dessins et vidéos de Catherine Melin

La démarche de Catherine Melin se fonde en effet toujours sur une observation du réel : les lieux, les sites urbains et surtout ses périphéries, les architectures qui s’y dressent puis disparaissent, leurs habitants, les relations qu’ils tissent puis défont avec leur environnement, les objets qu’ils utilisent au quotidien, etc. L’ensemble de ces éléments constitue la matière première de la pratique de Catherine Melin.

Catherine Melin explore notre appropriation de l’espace

Pour saisir cette matière, Catherine Melin se livre à un travail répétitif de captation et de documentation systématique, constituant ainsi d’importants corpus d’images qu’elle trie, classe et sélectionne ensuite. Puis ces images sont détourées et, à travers divers montages, aboutissent à d’autres formes. Ici, l’exposition, modulaire et donc modulable, réunit des structures spatiales, des vidéos et des dessins.

« Débords », une exposition modulaire et modulable

Les réalisations de Catherine Melin ainsi assemblées forment un espace composite dans lequel est réactivée la mémoire des gestes, des mouvements et des déplacements enregistrés par l’artiste. Révélant des équilibres précaires, des frictions, des franchissements de limites entre le dehors et le dedans ou encore des logiques de cycle entre construction et déconstruction, elles sondent les comportements adoptés par les individus pour s’approprier et détourner l’espace public.