ART | EXPO

Cartouche Paintings

20 Mai - 08 Juil 2017

L’exposition « Cartouche Paintings » à la galerie parisienne Chantal Crousel, présente une nouvelle série de peintures de Michael Krebber : quinze tableaux abstraits où Michael Krebber poursuit à travers la toile blanche, des traits de couleur et de rares aplats son exploration conceptuelle de la peinture.

L’exposition « Cartouche Paintings » à la galerie Chantal Crousel, à Paris, dévoile une nouvelle série de tableaux de Michael Krebber.

Quinze nouvelles peintures abstraites de Michael Krebber

L’exposition présente la première série de peintures réalisées par Michael Krebber dans son nouvel atelier de Soho, à New York, où il s’est installé il y a un an. Cet ensemble de quinze peintures abstraites se situe dans sa création même à la jonction entre deux périodes dans la carrière de l’artiste puisque, devant la difficulté à trouver le matériel qui lui convenait aux États-Unis, Michael Krebber a préféré faire venir les châssis et les toiles qui se trouvaient dans son ancien atelier, à Francfort.

Simplement numérotés de un à quinze, ces tableaux réalisés en 2017 à la peinture acrylique sur toile présentent tous les mêmes caractéristiques. Sur le fond blanc de la toile sont tracés, de façon assez irrégulière, comme hésitante et avec des marques visibles d’arrêt et de reprise du geste, des traits de couleur parallèles et perpendiculaires qui se croisent de façon aléatoire. Dans Cartouche Painting N°12, deux traits bleus croisent un trait vert ; dans Cartouche Painting N°2, ce sont deux traits bleus parallèles qui en croisent un troisième, Cartouche Painting N°8 est traversé d’un trait vert et de traits rouges, un quadrillage de traits bleus et verts forment Cartouche Painting N°10 tandis que Cartouche Painting N°1 se distingue par le remplissage à la peinture bleue d’une partie de sa surface délimitée par des traits rouges.

Avec la série Cartouche Paintings, Michael Krebber poursuit son exploration conceptuelle de la peinture

La nouvelle série de Michael Krebber poursuit son exploration conceptuelle de la peinture à travers le geste : les coups de pinceau ici francs et droits, là plus incertains, les aplats ici homogènes, là marqués d’une multitude d’aller-retour sur une toile laissée en partie vide marquent le peu d’espace laissé à l’invention dans un art déjà tant exploré, en même temps que la large place que laisse à l’imagination la toile ouverte.