ART | EXPO

Burning car

25 Juin - 25 Juil 2009
Vernissage le 25 Juin 2009

Burning car montre une voiture qui s’enflamme peu à peu jusqu’à sa destruction totale. Le véhicule commence à s’enflammer, l’habitacle est envahi par la fumée et le feu, la peinture boursoufle, les pneus explosent. Le film semble renvoyer au malaise qui habitent les banlieues «civilisées» de l’Europe.

Superflex
Burning car

Le collectif danois Superflex est formé depuis 1993 par Bjørnstjerne Reuter Christiansen (1969), Jakob Fenger (1968) et Rasmus Nielsen (1969). Il travaille sur une série de projets relevant leur intérêt avoué pour l’engagement politique et social à échelle locale.

Superflex intervient là où le porte ses intérêts, c’est-à-dire là où est constatée la nécessité d’implanter une solution «contre-économique» en expérimentant des moyens de production alternatifs.

Superflex entend l’art comme un outil ‘tool’ au service des hommes, un moyen d’intervenir et d’agir intelligemment dans le réel. Sa production se centre ainsi sur des instruments qui incitent à l’action. A chaque utilisateur d’en tirer les conséquences.

Le groupe est amené à travailler avec des collaborateurs d’horizons très divers, des Ong et des scientifiques aussi bien que des ingénieurs ou des programmateurs en informatique.

Le collectif a déjà agit en Thailande, en Europe et au Brésil, où, par exemple avec «Guarana Power», il propose la production d’une boisson énergétique par une coopérative brésilienne locale menacée par le monopole récent de la commercialisation du Guarana par les grandes multinationales. Il espère ainsi crée un nouvel équilibre économique.

Dans le film Burning car, présenté à la galerie Jousse Entreprise, une voiture s’enflamme peu à peu jusqu’à sa destruction totale. Le véhicule commence à s’enflammer, l’habitacle est envahi par la fumée et le feu, la peinture boursoufle, les pneus explosent.

Le film peut s’envisager comme une réaction aux troubles dans les villes européennes comme Copenhague ou Paris. Il montre un nouveau symbole des relations difficiles entre les sociètés occidentales et leur population en perpétuelle mutation.

Superflex nous propose une image que nous ne pouvons plus reconnaître comme une image de protestation et de révolte typique des régions déchirées par la guerre ou des dictatures lointaines mais une image des banlieues «civilisées» de l’Europe.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Sarah Ihler-Meyer sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

Burning Car