ART | EXPO

Bivouac et autre salle de sport

04 Oct - 16 Nov 2008
Vernissage le 03 Oct 2008

Dans un dialogue permanent entre abstraction et figuration, Olivier Nottellet met en scène des environnements où se côtoient dessins, peintures et objets manufacturés.

Olivier Nottelet
Bivouac et autre salle de sport

Dans un chassé-croisé entre le figuratif et l’abstrait, Olivier Nottellet s’affaire à poser les limites de la représentation dans des environnements où se côtoient dessins, peintures et objets manufacturés. Sortis de ses carnets, les dessins s’émancipent sur les murs dans des masses noires informes alternées de réserves de blanc. De leur côté, les objets – tables, chaises, lampes de bureaux et autre – troquent leurs «habits de fonction» pour des rôles proches de film d’animation, comique quelque peu grinçant et déroutant.

Propices à la déambulation, les installations d’Olivier Nottellet emportent le visiteur dans un univers où règne l’indétermination malgré les indices de réalité que le regard saisit ici et là. Le visiteur est alors en butte à un déchiffrage du sens qui frise l’absurde et dont les titres, Faites peur, Black out, La feuille blanche se suicide…, sont par ailleurs emblématiques.

Au Frac Basse-Normandie, l’exposition «Bivouac et autre salle de sport» place à nouveau le visiteur sur un terrain de jeu inquiétant. Avec Bivouac, Olivier Nottellet plante le décor d’un campement de fortune où gisent un reste de feu et quelques chaises de bureau dont les pieds à roulettes se sont pris dans un tapis vert. Si au premier abord, le visiteur identifie le campement, il n’en demeure pas moins étranger à cette représentation fantasmagorique et décalée. Que font ces chaises ici ? Le campement est déserté et chaque élément appelle à la catastrophe.

Après une brève transition devant une chaise esseulée, comme mise au piquet, un autre espace de divertissement… et autre salle de sport prend place à l’étage. Olivier Nottellet réclame ici du spectateur un effort particulier face à l’Instrument démesuré. Constitué d’un montant noir taillé en pointe et d’un miroir horizontal auquel est fixé une demi haltère, cet instrument géométrique impose une vision tronquée de l’espace.