Communiqué de presse
Biennale de la gravure et des nouvelles images de Sarcelles
Cet événement qui compte parmi les plus importants d’Europe, a accueilli des artistes tels que Pierre Soulages, Antonio Segui, Henry Goetz, Olivier Debré, Zoran Music, Dado et cette année, Akemi Noguchi, Riccardo Licata, Frédéric Arditi, Arthur Piza, Michel Wolfender, Jan Pamula…
En se faisant un nom sur la scène internationale de l’estampe, Sarcelles démontre que la culture peut changer l’image, à défaut de changer le monde.
Il faut rappeler que les artistes français et internationaux tiennent la Biennale de Sarcelles pour une des très rares opportunités de présentation du dynamisme de la gravure contemporaine.
Un autre trait distinctif de la Biennale de Sarcelles est son ouverture au monde, avec l’invitation d’une nation de graveurs pour chaque édition. Après notamment la Hollande, la Chine, le Canada, l’Italie, la Pologne, l’Egypte…. l’Inde est l’invitée d’honneur de cette édition 2007.
Vingt artistes indiens, venus de Baroda et de New-Delhi, les hauts lieux de l’art contemporain indien, sortent de leurs frontières pour la première fois. Ils vont faire partager leur approche de la gravure, entre tradition et modernité. Leur démarche constitue un élément de curiosité très attendu, surtout quand on se rappelle que l’histoire de la gravure commence en Chine et en Inde aux débuts de notre ère, notamment avec les tissus imprimés (les bien nommées indiennes) et les premiers livres de l’histoire, le plus ancien connu à ce jour étant le Sutra de Diamant (868 après JC. en Chine).
La gravure, une douce métaphysqiue?
Mirò y trouvait « un moyen de libération, d’expansion, de découverte ». Ceux qui verraient dans l’estampe un sous-produit de la peinture ou le simple prolongement d’un dessin s’égarent. L’estampe montre ce que la peinture ne peut montrer. Elle désigne autre chose. De la matrice gravée, incisée et griffée, à la trace et l’empreinte, tous les possibles sont en devenir, avec ces fascinantes variations autour du même.Sans ostentation, la gravure ouvre pour chacun le bal de sa relation au monde. Elle met à portée d’un large public la découverte des interrogations les plus intimes des artistes contemporains… Une connivence souvent inaugurale de nombreuses collections.
La gravure ou la fabrique de l’image
Jean-Paul Le Provost, commissaire, fondateur de la Biennale et graveur, a fait le choix quasi militant de montrer la gravure, sans mélange de genre avec la multiplicité des autres modes de reproduction de l’image. Ainsi la lithographie, pour ne citer qu’elle, n’est pas présentée par la Biennale. Il explique: « Il y a quelque chose d’irréel et de troublant dans la gravure, tant pour le créateur que pour le témoin. Sa nature est complexe puisque la réalisation de l’épreuve ne procède qu’indirectement de l’acte physique du graveur. En fait la gravure connaît une deuxième naissance dès qu’elle est imprimée ; la plaque est un intermédiaire pour parvenir à l’image. »
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