DANSE | BIENNALE

Biennale de la danse. Opus 14

12 Sep - 17 Sep 2014
Vernissage le 12 Sep 2014

Un auteur, seize interprètes, une écriture de masse travaillée comme un ballet et un titre — Opus 14 — qui met de l’ordre. Pas de doute, avec la nouvelle création de Kader Attou le hip-hop se fait répertoire et pourquoi pas, humanité dansante...

Kader Attou
Biennale de la danse.
Opus 14

En 1994, Kader Attou, vingt ans, déboulait à la Biennale de la danse de Lyon avec sa toute première création: Athina ou le hip-hop à l’épreuve du plateau, avec en gage de légitimation une rencontre entre sa pratique et la danse classique.

Vingt ans après, l’histoire a fait une place au hip-hop et Kader Attou, désormais à la tête d’un Centre Chorégraphique National, se donne les moyens de graver cette conquête dans le marbre.

Dans la foulée de The Roots (2013), son Opus 14 fait le point sur son parcours avec 16 danseurs pour une occupation maximale du plateau et une énergie hip-hop façon humanité dansante.

«J’ai envie de montrer que cette énergie brute peut être autre chose que de la performance. C’est une danse qui peut être poétique, lente, fragile, sensuelle.»

Et en guise d’armature: la bande dessinée de Shaun Tan, Là où vont nos pères (Dargaud). Moins pour le sujet de ce conte initiatique –l’immigration – que pour sa forme muette, tenue par la seule puissance des images. Question: comment le corps peut-il prendre le relais?

Au final, sur scène : un ensemble de danseurs en totale fusion, une musique originale, une scénographie qui s’inspire de la BD et un titre qui annonce son propre référencement. C’est l’idée de répertoire qui pointe, et avec elle l’inscription ferme du hip-hop dans l’histoire de la danse. (M.F)

Informations
Le Toboggan, Décines
Vendredi 12 septembre à 20 h 30
Samedi 13 septembre à 18 h
Lundi 15, mardi 16 et mercredi 17 septembre à 20h30