PHOTO | EXPO

Best off the wall on the gallery wall

02 Juil - 30 Juil 2016
Vernissage le 01 Juil 2016

La galerie Les Filles du calvaire présente l’exposition «Best Off The Wall On The Gallery Wall», en collaboration avec la «nouvelle revue-livre sur la photographie»: Off the Wall cultures photo. Les œuvres de quatorze artistes offrent un panorama des talents émergents de la photographie contemporaine.

Antoine d’Agata, Katrien de Blauwer, Noémie Goudal, Samuel Gratacap, Laura Henno, Claudia Huidobro, Corinne Mercadier, Erwan Morère, Benjamin Mouly, Paola de Pietri, Yusuf Sevinçli, Dorothée Smith, Clara Chichin
Best Off The Wall On The Gallery Wall

L’exposition collective «Best Off The Wall On The Gallery Wall» matérialise la collaboration entre la galerie Les Filles du calvaire et la revue photographique Off the Wall. Aux œuvres de treize photographes émergents déjà exposés à la galerie s’ajoute un quatorzième choisi par Anna Alix Koffi, rédactrice en chef de la revue.
Off the Wall cultures photo se présente comme une «Nouvelle revue-livre sur la photographie» dont le but est de «révéler les photographies émergentes, réveiller les images méconnues».

L’exposition est conçue comme un «best off» réunissant et synthétisant sur les murs de la galerie les thèmes abordés au fil des numéros de la revue. Des architectures de béton ou de pierre de formes surréalistes de Noémie Goudal cohabitent avec des éléments naturels souvent désertiques ou sauvages. Des espaces ouverts occupent les vues d’Istanbul de Paola de Pietri et les images de Corinne Mercadier où des vêtements s’envolent devant une ligne d’horizon.

Les portraits de migrants photographiés à la frontière tunisienne par Samuel Gratacap, et ceux que Laura Henno a réalisés sur l’île de la Réunion révèlent l’attente inscrite dans les corps et les visages. Le corps dénudé se fait plus directe et plus violent dans le cliché d’une danseuse par Antoine d’Agata où le flou transmet à la fois le mouvement et une impression trouble, presque dérangeante.

La matière des clichés en noir et blanc d’Erwan Morère est faite d’un grain brumeux proche du dessin; dans ses paysages la présence humaine est rare et les lignes de fuite infinies. Quant à Yusuf Sevinçli qui pratique également le noir et blanc, il renoue avec la photographie humaniste et croque des portraits charbonneux d’anonymes ou de scènes de rue prises sur le vif.

Quant à Katrien de Blauwer, elle pratique le collage: des portraits et clichés de paysages ou d’intérieurs sont découpés puis réassemblés de façon aléatoire. Les morceaux de corps se mélangent et s’inversent dans des jeux d’occultation où toujours manque le regard.

Off the Wall, cultures photo

Off the Wall, cultures photo est une revue-livre en plusieurs tomes. Cet album d’images veut promouvoir les photographies émergentes et réveiller les images méconnues. Instaurer un dialogue photographique entre les générations argentiques, numériques, photographie mobile ; images inédites ou images oubliées.
Off the Wall, cultures photo c’est une première opportunité ou une nouvelle mise en lumière. Une volonté de retour au concret: Off the wall, cultures photo ose le papier (le beau) en cette ère de dématérialisation parce qu’il n’y a pas de meilleur support pour la photographie.
Une envie de retour au durable: petit tirage de 500 à 1000 exemplaires numérotés sur papier mate de la meilleure qualité et éco certifié, Off the Wall, cultures photo est un objet qui se collectionne.