ART | EXPO

Bertrand Lamarche

02 Mar - 29 Avr 2012
Vernissage le 01 Mar 2012

Depuis le milieu des années 90, Bertrand Lamarche a consacré une grande partie de sa production à l’exploration et la réinvention d’un seul et unique site, la gare ferroviaire de Nancy et ses alentours. A l'occasion de cette nouvelle exposition, il propose de revenir sur les notions et les hypothèses qui traversent l’ensemble de son oeuvre.

Bertrand Lamarche
Bertrand Lamarche

Depuis de nombreuses années, Bertrand Lamarche interroge à travers des formes diverses (sculptures, performances, photographies ou installations) les relations entre mouvement, son et lumière, et particulièrement la manière dont ces phénomènes s’inscrivent dans la ville et dans le temps.

Ses œuvres condensent des imaginaires aussi variés que la science-fiction, l’urbanisme, le cabaret ou le cinéma. Son travail s’appuie sur l’amplification et sur le potentiel spéculatif de figures qu’il convoque régulièrement. La ville de Nancy comme scénario, Kate Bush comme icône et la météorologie comme médium entropique sont des thèmes récurrents de ses installations.

En ayant recours à des distorsions d’échelles spatiales ou temporelles, Bertrand Lamarche construit un ensemble d’hypothèses sculpturales à la fois extatiques et conceptuelles.

Au FRAC Centre, Bertrand Lamarche présente un ensemble d’œuvres où se rejoue la question de la perception. The Fog Factory (2005, coll. FRAC Centre) se donne comme la maquette-modèle de la gare de Nancy, immergée dans la brume, qui transforme la maquette en architecture entropique.

La Réplique (2008, coll. FRAC Centre) est une installation lumino-cinétique qui nous renvoie aux expériences optiques du début du XX e siècle.

Le Terrain ombelliférique (2005) est une promenade virtuelle dans un jardin d’ombelles géantes où basculent les échelles de représentation.

Toutes ces œuvres sont autant de «machines atmosphériques», de dispositifs narratifs fantasmagoriques qui véhiculent une perte de repère spatiale et temporelle.

Plongé dans la pénombre, l’espace du FRAC Centre est traversé de figures filaires lumineuses qui transforment l’exposition en champ énergétique et vibratoire, ni représentation ni immersion, mais aspirant les œuvres et le spectateur dans un état d’indétermination.