ART | EXPO

En remontrer

30 Mar - 05 Mai 2019
Vernissage le 29 Mar 2019

L’exposition « En remontrer » à la galerie municipale Jean-Collet de Vitry-sur-Seine rassemble des dessins, des peintures, des installations, des dispositifs vidéo et des assemblages de matériaux de récupération de Bernard Quesniaux. Un ensemble disparate et coloré qui repose sur une rigoureuse réflexion sur l’histoire de l’art et la tradition picturale.

L’exposition « En remontrer » à la galerie municipale Jean-Collet, à Vitry-sur-Seine, met à l’honneur l’artiste pluridisciplinaire Bernard Quesniaux en présentant l’ensemble des facettes de son travail : des dessins, des peintures, des installations, des dispositifs vidéo ou encore des assemblages. Ces œuvres apparemment disparates sont reliées par un même axe de recherche : la question de ce qu’est la peinture contemporaine. Pour tenter d’y répondre et de peindre de façon quasiment détachée, en s’engageant directement dans le processus créatif, Bernard Quesniaux a réalisé des œuvres spécialement pour le lieu, présentée sur deux niveaux de la galerie.

« En remontrer » : l’œuvre pluridisciplinaire Bernard Quesniaux

Les œuvres de Bernard Quesniaux, jusqu’à ses plus récentes, s’inscrivent dans l’exploration de la peinture qu’il mène depuis les années 1980, bousculant joyeusement la tradition picturale. Son parcours, d’une peinture qui se libère progressivement de la surface pour se rapprocher de la sculpture, jusqu’au recours à de nouveaux médias, suit une volonté de sans cesse remettre en question les supports, les matériaux, les formes. L’univers de Bernard Quesniaux, plein d’humour, est un véritable chamboulement de l’histoire de l’art.

Bernard Quesniaux bouscule l’histoire de l’art et la tradition picturale

A l’entrée de l’exposition, un monumental chien monumental en polystyrène blanc joue le rôle de gardien des lieux mais aussi de mètre étalon des œuvres qui suivent. Le spectateur est convié à se déplacer entre des tableaux aux cadres disproportionnés, des sculptures en lévitation, des structures en mousse expansée qui semble dégouliner… autant de dispositifs qui semblent finalement exprimer l’impossibilité à réunir toutes les manifestations du réel.

Au fil du parcours se mêlent figuration et abstraction, attrait et répulsion, cohérence et incohérence, au grès d’une désinvolture qui n’est qu’apparente tant les choix de Bernard Quesniaux relèvent d’une parfaite connaissance des genres et des catégories de l’histoire de l’art. De distorsions en jeux à partir des différents paramètres du tableau, ses couleurs, ses motifs, sa matière et sa composition, se devine une réflexion sur le statut de l’œuvre et son espace de monstration.