PHOTO | EXPO

Rencontres

29 Jan - 19 Avr 2020
Vernissage le 28 Jan 2020

La photographie introspective et poétique de Bernard Descamps est à l’honneur dans l’exposition « Rencontres » à la galerie toulousaine Le Château d’Eau. A travers quatre-vingt dix clichés argentiques pris par le photographe français au cours de ses nombreux voyages se déploie une rétrospective de ses plus de quarante années de carrière.

L’exposition « Rencontres » à la galerie Le Château d’Eau, à Toulouse, offre une rétrospective de l’œuvre du photographe français Bernard Descamps qui, depuis plus de quarante ans, capte sur la pellicule des instants au cours de ses nombreux voyages. A travers quatre-vingt dix clichés argentiques tirés par Bernard Descamps lui-même se déploie une photographie de voyage qui est surtout celle du voyage intérieur.

« Rencontres » : rétrospective de Bernard Descamps au Château d’Eau

Des premières photographies de Bernard Descamps à sa série inédite Natura, l’exposition retrace les liens à travers son œuvre en rassemblant les images les plus marquantes des rencontres qu’il a faites dans les divers lieux où il a séjourné, en Afrique et en Asie. Bernard Descamps a en effet beaucoup voyagé et ses réalisations photographiques ont toujours accompagné ses pérégrinations. Pourtant, ses images, selon ses propres termes, « ne décrivent pas les objets ou les événements » mais « voudraient dévoiler de minuscules fragments du temps ».

La photographie de Bernard Descamps a moins pour objet le réel immédiatement perceptible que ce qui se cache « derrière l’aspect visible des choses » et ses voyages, s’ils sont des quêtes de rencontres, visent avant tout à se rencontrer lui-même et à trouver ses propres images, celles qui sont en lui et qu’il tente, par la photographie, de faire apparaître.

Bernard Descamps, photographe du voyage intérieur

Ainsi, portées par un regard graphiquement très construit, les photographies de Bernard Descamps sont d’une simplicité souvent proches de l’abstraction ; privilégiant les vues d’étendues d’eau, de ciels et de lointains, elles exploitent les possibilités du cadrage, de la lumière et du noir et blanc, jouent sur le déséquilibre, la proximité avec le sujet ou encore l’angle de vue décalé pour offrir des visions pleines de mystère où les personnages semblent flotter dans un environnement onirique.