ART | CRITIQUE

Basquiat

PPaul Brannac
@27 Oct 2010

Jean-Michel Basquiat n’est pas seul. Et pourtant ce n’est que lui. Sa peinture n’a pas d’époque, et cependant elle n’est que de son temps, ne peut être que de son temps, car celui-ci cerne sa peinture, la grillage, et elle, elle s’en déchaîne — s’en fout la mort.

Pour évoquer le champ de The Field Next to the Other Road (1981), Basquiat ressuscite le vilain vert de Picasso et lui emprunte son motif: le soleil du Don Quichotte (1955) auréole désormais l’homme squelette qui tient un cheval efflanqué par la bride. Mais Basquiat déforme le fil de Picasso — car il ne s’agit pas d’un trait, et que c’est un peu plus qu’une ligne —, il le fait trembler, le hérisse, l’entortille.

Klee disait de la ligne qu’elle est la donnée la plus restreinte offerte à l’artiste; rien qu’une ligne, sur une feuille, est déjà un partage. Une ligne, en effet, conforme, elle fait avec elle-même une forme qui est encore une ligne et déjà est plus qu’une ligne — peut-être un visage.
Les fils de Basquiat, eux, échappent à la forme, veulent lui échapper. Ils délimitent à peine.

Quelques fils de pastel gras, quelques fils bleus, orange et marron tendent ainsi sur le papier marouflé sur toile une tête de fou, Untitled (Head of Madman) (1982). Un portrait en buste, de trois-quarts face, de composition classique en somme, épurée de couleurs, épurée de geste, mais d’une présence telle qu’on n’en a vu de semblables depuis Schiele et Matisse.
Les mêmes tons environnent par masses l’autre tête énorme de Untitled (Skull) (1981), et c’est un autre chef-d’œuvre.

Un chef-d’œuvre… peut-être serait-ce une œuvre telle qu’on redoute de la regarder, qu’on craint de s’y perdre, qu’on ne peut longtemps la fixer, dont on se détourne, à laquelle sans cesse on revient, qui est omniprésente, qui est rare, dont on ne devrait rien tenter de dire, qui suffirait.

Toute la peinture de Basquiat est dans cette tête: l’épaisseur des couches successives, les repeints, les repasses de cernes rouges, les chemins de fer noirs, blancs et bleus, le hiératisme de la moue, la mort. Un monde en tête, débordant et parcouru. Une forme de mille formes à laquelle les griffonnages donnent sa profondeur, offre la multiplicité des voix, la colère de ces voix.
Celle de l’homme bancal et noir de Per Capita (1981), celle de sa ceinture de boxeur où s’étale l’éternité (Everlast), tandis que près de son auréole, une autre voix tombe, celle de l’ancienne devise des Etats-Unis, E pluribus unum, unis dans la diversité, amputée, justement, du «unum», celle de son flambeau qui dit la Liberté ou les Jeux, celle de cette flamme dont émanent trois volutes distinctes et un jaune qui s’épand sur la toile.

Partout un fil résonne, et de cette résonance naissent d’autres fils, certains sont des blessures qui recouvrent un état, lui-même issu peut-être d’une autre blessure, que le temps a fait visage. Car il n’y a pas de visage indemne chez Basquiat, pas d’aplat qui ne retienne en fait des foules de repentirs. Les êtres émergent des êtres, et ces êtres sont la matière qui gronde plus qu’elle ne grouille.

Car la manière de Basquiat n’est enfantine que délibérément; elle n’est spontanée qu’avec science. Pour faire l’image du chaos, l’artiste ordonne le chaos. Hans Hartung mit beaucoup de science et d’études à ce que ses taches paraissent libres et irréfléchies, et Basquiat assurément beaucoup d’art à ce que sa patience, nécessaire au séchage des coulures afin que leurs tons ne rompent pas ceux des repeints, n’altérât l’apparente frénésie du rendu — à ce que celui-ci restât chaud, et chaudes ses figures.

L’art s’affirme lorsque l’artifice qui le réalise n’importe plus; lorsque du drame on oublie le maquillage. «Le drame de la peinture, écrit Tériade, c’est le drame même de ces présences, présences légères, effacées ou angoissantes, mais que seule la vraie peinture profonde peut capter pour nous les restituer sans les refroidir pendant l’élaboration».
La maîtrise de Basquiat tient précisément à ce qu’il restitue brûlantes des figures dont l’avènement exige au contraire le refroidissement — son art, lui, ne tient qu’à cet avènement même, sans souci des procédés, d’autant moins considérables qu’ils sont manifestes, qu’ils grossissent la toile de leur évidence.
Du visage de Maurice (1983) saillent une écorchure, un œil, un filet de dents seulement, mais on sait que vibrent, sous le gris de l’encaustique, d’autres présences, des reliefs de peintures qui sont le grondement des êtres.

Il n’y a pas de fléchissement de la peinture de Basquiat après 1984, pas de renoncement définitif à ses moyens. Les innombrables marques en forme de pattes de corbeau (ou de tout autre volatile à dire vrai) qui parcourent la toile dédoublée Eroica I et II (1988), la répétition de la mention «Man dies» (l’homme meurt) entre ces idéogrammes disent sans doute plus frontalement la mort qu’au début, mais la mort occupait déjà ses toiles, elle y rivalisait avec l’ardeur à vivre de sa peinture, avec la sensationnelle affirmation de soi de l’artiste.
Comme chez Picasso en effet, la virtuosité de Basquiat tend quelquefois au pavoisement, à l’épate. Quelquefois aussi à des œuvres bâclées, que le Musée d’art moderne n’expose heureusement pas, mais dont la galerie Van de Weghe présentait à la Fiac un regrettable exemple (en l’espèce Desmond, de 1984, dont le vil vert précité de Picasso qui en fait la substance n’est pas seul en cause).
Ce qui peut-être assombrit quelque peu l’exposition, c’est que les commissaires aient pris le parti de réunir les œuvres en fonction des galeries qui, au cours des années 1980, les ont accueillies; une salle correspondant à une galerie. Le choix est sans doute pertinent dans une certaine mesure, il n’en est pas moins brutal. Il rappelle et confirme l’ordre des galeristes, un ordre auquel Basquiat s’est plié, auquel il a participé.

Une seule fois, cependant, cette réalité — la réalité du succès marchand des peintures de Basquiat — contamine l’œuvre elle-même lorsqu’en 1984 Basquiat «remet» Warhol à la peinture et qu’ils exposent, à l’initiative du marchand Bruno Bischofberger, leurs toiles à quatre mains. Basquiat détourne bien par les moyens de la peinture les signes de la culture pop que Warhol se contente de reproduire, mais il détourne mollement; la critique blâme et Basquiat s’éloigne alors de Warhol.

Savoir cela est déjà trop savoir, c’est s’approcher trop près de l’anecdote et s’écarter de la peinture. Exposer ainsi l’œuvre de Basquiat, c’est suggérer que les galeries ont influencé les choix artistiques de Basquiat plus sûrement, par exemple, que ses peintures de rue qui ne sont pas représentées au seul motif, semble-t-il, que les galeries de l’époque ne les ont pas exposées. Le fait que l’art de Basquiat n’appartienne pas exclusivement à la rue n’exclut pas que cette appropriation des galeries, ici confortée par un musée, soit abusive.

Sans doute fallait-il replacer Basquiat dans le contexte de son époque, sans doute faut-il des chronologies, des noms et des étapes, mentionner certains découvreurs, flatter quelques marchands, sans doute faut-il s’accrocher à autre chose qu’à la peinture elle-même. Après tout, cela ne diminue pas une œuvre, pas cette œuvre-là. «Nous ne croyons pas, nous, qu’on puisse compromettre le génie en l’expliquant», écrivait Baudelaire, et la peinture de Basquiat n’apparaît pas compromise en effet, seulement bien encadrée.

— Famous Negro Athletes, 1978-81. Pastel gras sur papier, 58,1 x 88,9 cm. Collection Glenn O’Brien
— Anti-Product Baseball Cards, 1979. Acrylique sur collage de carte postale sur carton (prototype), 14,6 x 10,8 cm. Collection Enrico Navarra.
— Anti-Product 1, 1979. Impression Xerox sur papier, 14,6 x 10,8 cm. Collection Lio Malca, New York
— Anti-Product 3, 1979. Impression Xerox sur papier, 14,6 x 10,8 cm. Collection Lio Malca, New York
— Anti-Product 4, 1979. Impression Xerox sur papier, 14,6 x 10,8 cm. Collection Lio Malca, New York
— Anti-Product 5, 1979. Impression Xerox sur papier, 14,6 x 10,8 cm. Collection Lio Malca, New York
— Untitled, 1979. Encre, marqueur, acrylique et collage sur papier, 28 x 21 cm. Collection Enrico Navarra
— Untitled (We have decided the bullet must have been going very fast), 1979-80. Acrylique, sang et collage sur papier, 42,5 x 35,6 cm. Collection Chiara Navarra
— Untitled, 1980. Peinture, pastel gras sur pièce de métal, 243,5 x 121,9 cm. Whitney Museum of American Art, New York
— Untitled, 1980. Acrylique, pastel gras sur toile, 109 x 180,5 cm. Collection particulière, Middlebuy Investment, Hong Kong Limited
— The Box, 1980-81. Acrylique, pastel gras, peinture aérosol, collage et enduit sur boîte en bois, 82 x 46,6 cm. Collection Doriano Navarra
— Untitled (Self – Portrait), 1981. Pastel gras et crayon sur papier, 70 x 100 cm. Collection particulière, Paris, courtesy Galerie Jérôme de Noirmont
— Untitled, 1981. Acrylique, pastel gras et stylo sur bois, 61 x 46 cm. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Untitled (Fallen Angel), 1981. Acrylique et pastel gras sur toile, 168 x 197,5 cm. Fondation d’entreprise Carmignac gestion
— Cadillac Moon, 1981. Acrylique et crayon sur toile, 162 x 172 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Untitled (Refrigerator), 1981. Acrylique, marqueur et collage sur réfrigérateur, 140 x 64 x 57 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Arroz con Pollo, 1981. Acrylique et crayon sur toile, 172,7 x 213,4 cm. Courtesy The Brant Foundation, USA
— Red Kings, 1981. Acrylique, pastel gras sur bois et fenêtre en verre, 81 x 93,5 cm. Collection particulière, courtesy de Faggionato Fine Art, Londres
— Untitled, 1981. Peinture à l’huile sur toile, 127 x 127 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Untitled, 1981. Acrylique et pastel gras sur toile, 128,5 x 235,5 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— The Priest, 1981. Acrylique et pastel gras sur toile, 91,5 x 60,5 cm. Collection particulière
— Untitled (Blue Airplane), 1981. Acrylique, peinture aérosol, pastel gras sur toile, 218,5 x 264 cm.
— Per Capita, 1981. Acrylique et pastel gras sur toile, 203 x 381 cm.
— Untitled, 1981. Huile sur papier, 101,6 x 152,4 cm. Museum of Modern Art, New York
— Untitled (Skull), 1981. Acrylique et pastel gras sur toile, 207 x 175,5 cm. Collection Eli et Edythe L. Broad, Los Angeles
— Untitled (Red Man), 1981. Acrylique, pastel gras et peinture aérosol sur toile, 204,5 x 211 cm. Collection particulière
— Untitled, 1981. Acrylique, peinture à l’huile, pastel gras et feuille d’or sur une fenêtre trouvée, 96,5 x 87 x 5,5 cm. Collection Lio Malca, New York
— Untitled (Black), 1981. Acrylique, pastel gras et collage sur papier, 149,9 x 142,2 cm. Collection Lio Malca, New York
— Crowns (Peso Neto), 1981. Acrylique, pastel gras et collage de papier sur toile, 182,9 x 238 cm. Collection Mugrabi
— Untitled, 1981. Pastel gras sur papier, 130 x 143 cm. Collection Mugrabi
— Untitled, 1981. Acrylique et pastel gras sur toile, 198 x 173 cm. Collection Patrick et Mia Démarchelier
— La Hara, 1981. Acrylique et pastel gras sur panneau de bois, 182,9 x 119,4 x 1,9 cm. Collection particulière
— Irony of Negro Policeman, 1981. Acrylique et peinture à l’huile sur bois, 182,9 x 121,9 cm. Collection Dan et Jeanne Fauci
— St. Joe Louis Surrounded by Snakes, 1981. Acrylique, pastel gras, collage sur toile, 101,5 x 101,5 cm. Courtesy The Brant Foundation, USA
— The field next to the other Road, 1981. Acrylique, émail, peinture aérosol, peinture à l’huile et encre sur toile, 221 x 401,5 cm. Courtesy Tony Shafrazi, New York
— Untitled (Football Helmet), 1981-84. Technique mixte (acrylique, cheveux humains sur un casque de football), 23 x 20,5 x 33 cm. Collection Mugrabi
— Do not revenge, 1982. Acrylique, pastel gras, collage sur panneau, 181,5 x 241,5 cm. Collection particulière
— Boy and Dog in a Johnnypump, 1982. Acrylique, pastel gras et peinture aérosol sur toile, 240 x 420,5 cm. Courtesy The Brant Foundation, USA
— Untitled, 1982. Pastel gras sur papier, 76,2 x 55,9 cm. Collection particulière
— Versus Medici, 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 213 x 136 cm. Collection particulière
— Slave Aution, 1982. Collage de papiers froissés, pastel gras et peinture acrylique sur toile, 183 x 305,5 cm. Centre Pompidou, Paris, Musée national d’art moderne/Centre de création industrielle. Don de la société des Amis du Musée d’Art moderne 1993
— Sans titre, 1982. Crayon gras sur papier, 118 x 86 cm. Collection particulière
— See Plate 3, 1982. Acrylique et pastel gras sur bois et toile marouflée sur bois, 45,7 x 61 x 43,8 cm. Collection particulière, Paris, courtesy Galerie Jérôme de Noirmont
— Portrait of the Artist as a Young derelict, 1982. Acrylique, huile et pastel gras sur bois, métal, trois panneaux, 203,2 x 208,3 cm. Collection particulière, Paris, courtesy Galerie Jérôme de Noirmont
— Untitled (Prophet I), 1982. Acrylique, pastel gras et collage de papier sur toile, 244 x 152 cm. Courtesy Sotheby’s, New York
— Untitled, 1982. Pastel gras sur papier, 76 x 56 cm. Collection Alain Le Gaillard
— Untitled, 1982. Pastel gras et crayon sur papier, 108,5 x 76,8 cm. Collection particulière
— Untitled, 1982. Pastel gras sur papier, 76,2 x 55,9 cm. Collection particulière
— VNDRZ, 1982. Acrylique et crayon noir sur toile, 152,5 x 76 cm. Collection particulière
(Head of Madman), 1982. Pastel gras sur papier monté sur du lin, 109 x 79 cm. Collection Lio Malca, New York
— Untitled (Two Heads on Gold), 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 203 x 317,5 cm. Collection Laurence Graff
— Untitled, 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 193 x 239 cm; Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam
— Tuxedo, 1982. Sérigraphie sur toile, 260,8 x 151,8 cm. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Jack Johnson, 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 120,5 x 96,5 cm. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Profit I, 1982. Acrylique et peinture aérosol sur toile, 220 x 400 cm. Collection particulière
— Dextrose, 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 140 x 140 cm. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Untitled (Sugar Ray Robinson), 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 106,5 x 105,5 x 11,5 cm. Collection particulière, courtesy The Brant Foundation, USA
— Self-Portrait with Suzanne, 1982. Pastel gras sur papier, 152,4 x 101,6 cm. Courtesy The Brant Foundation, USA
— Untitled (Man with Microphone), 1982. Pastel gras sur papier, 152,4 x 101,6 cm. Courtesy The Brant Foundation, USA
— Baby Boom, 1982. Acrylique, pastel gras, collage de papier sur toile montée sur un châssis de bois liés, 124,5 x 213,5 cm. Collection Particulière, courtesy The Brant Foundation, USA
— Cassius Clay, 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 106,7 x 104,1 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Untitled (Hand Anatomy), 1982. Acrylique, peinture à l’huile, pastel gras et collage de papier sur toile sur supports de bois et ficelle apparents, 152,4 x 152,4 cm. Collection Mugrabi
— Untitled (Plaid), 1982. Pastel gras et encre sur papier, 49,8 x 39,4 cm. Whitney Museum of American Art, New York
— Untitled (Quality), 1982. Pastel gras et encre sur papier, 49,5 x 39,4 cm. Whitney Museum of American Art, New York
— CPRKR, 1982. Acrylique, pastel gras, et collage de papier sur toile avec des supports de bois et ficelle apparents, 152,4 x 101,6 cm. Collection particulière
— Untitled (Devil), 1982. Acrylique sur toile, 239 x 500 cm. Collection Amalia Dayan et Adam Lindemann, New York
— Felix the Cat, 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 295 x 408 cm. Collection particulière
— Untitled (olive oil), 1982. Peinture à l’huile et stylo bille sur papier, 49 x 38,7 cm. Collection particulière, courtesy The Brant Foundation, USA
— Untitled (Mostly old ladies), 1982. Peinture à l’huile et stylo bille sur papier, 49 x 38,7 cm. Collection particulière, courtesy The Brant Foundation, USA
— One Million Yen, 1982. Peinture à l’huile sur toile de jute et bois, 152,4 x 147,3 x 9,5 cm. Collection Famille Rubell, Miami
 Portrait of VRKS, 1982. Acrylique et peinture à l’huile sur toile avec supports de bois visibles, 170 x 170 cm. Collection particulière, courtesy Tony Shafrazi Gallery, New York
— Untitled, 1982. Acrylique et huile sur panneau en bois, 183 x 1232,5 cm. Collection particulière
— Low Pressure Zone, 1982. Acrylique, pastel gras et collage sur toile, 152 x 122 cm. Collection Laurence Graff
— Dustheads, 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, 183 x 211 cm. Collection Tiqui Atencio
— Untitled, 1982. Pastel gras sur papier, 152,4 x 101,6 cm. Collection Jérôme Dahan, courtesy Fred Hoffman Fine Arts, Santa Monica
— Jawbone of an Ass, 1982. Acrylique, pastel gras et papiers collés sur toile montée sur châssis en bois croisés, 152,5 x 213,5 cm. The Estate of Jean-Michel Basquiat
— Charles the First, 1982. Acrylique et pastel gras sur toile, trois panneaux, 198,1 x 158,1 cm. The Estate of Jean-Michel Basquiat
— Untitled (The Daros Suite composée de trente-deux dessins), 1982-83. 32 feuilles, chaque dessin: 57 x 76,5 cm. Acrylique, pastel gras, pastel, crayon, charbon et stylo sur papier
– PPCD
– King Alphonso
– Monticello
– Unbleached Titanium
– Leeches
– Formless
– Napoleon Stereotype as Portrayed
– Ascent
– False
– Snakeman
– Eye of Troof
– Savonarola
– Techu-Anpu
– Large Body of Water
– Dog Leg Study
– Peptic Ulcer
– Wolf Sausage
– Titian
– Olympic
– Undiscovered Genius
– King Bret
– 50¢ Piece
– Liberty
– Mace
– Replicas
– Roast
– Bishop
– Dwellers in the Marshes
– Steel
– Skin Head Wig
– Tree Versisur
– Boxer Rebellion

Collection Daros, Suisse
— Sans titre, 1982-83. Technique mixte sur toile, 152,5 x 152,5 cm. Collection particulière
— Discography (One), 1983. Acrylique et pastel gras sur toile, 167,6 x 152,4 cm. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Maurice, 1983. Peinture à l’huile et encaustique sur toile, 152,2 x 214 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Hollywood Africans, 1983. Acrylique et pastel gras sur toile, 213,4 x 213,4 cm. Whitney Museum of American Art, New York
— Eyes and Eggs, 1983. Acrylique et pastel gras sur coton, deux panneaux, 302,5 x 246,5 cm. Collection Eli et Edythe L. Broad, Los Angeles
— Untitled (1960), 1983. Acrylique et pastel gras sur papier monté sur du bois, 91,4 x 61 cm. The Estate of Jean-Michel Basquiat
— Untitled (Crown), 1983. Technique mixte sur papier, 50,8 x 73,6 cm. Collection Lio Malca, New York
— Revised Undiscovered Genius of the Mississippi Delta, 1983. Acrylique et pastel gras sur toile, deux panneaux, 198 x 397,5 cm. Collection Mugrabi
— Life Like Son of Barney Hill, 1983. Acrylique, pastel gras et collage de photocopies Xerox sur toile, 122 x 522 cm. Collection Mugrabi
— Untitled (Sea Monster), 1983. Pastel gras sur papier, 24 x 18 cm. Collection Mugrabi
— Untitled (Picasso Poster), 1983. Affiche d’exposition Picasso peinte, 71,1 x 48,9 cm. Collection Mugrabi
— In Italian, 1983. Acrylique, pastel gras et collage de papier sur toile, deux panneaux, 225 x 203 cm. Courtesy The Brant Foundation, USA
— Undiscovered genius of the Mississippi Delta, 1983. Acrylique, pastel gras, collage de papier sur toile, cinq panneaux, 121,9 x 203 cm. Courtesy The Brant Foundation, USA
— Untitled (Cheese Popcorn), 1983. Pastel gras, stylo-bille sur papier, 49,5 x 38,7 cm. Collection particulière, courtesy The Brant Foundation, USA
— Untitled (Jackson), 1983. Pastel gras et stylo-bille sur papier, 49,5 x 38,7 cm. Collection particulière, courtesy The Brant Foundation, USA
— Autoportrait, 1983. Pastel gras sur papier, 108 x 77 cm. Collection agnès b.
— Untitled, 1983. Pastel gras sur papier, 76 x 56 cm. Collection particulière
— Dime a Dozen, 1983. Acrylique et pastel gras sur toile. 170 x 160 cm. Collection particulière, Paris
— Discography (Two), 1983. Acrylique et pastel gras sur toile, 167,6 x 152,4 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Big Shoes, 1983. Acrylique, pastel gras et collage sur toile, 213,5 x 213,5 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Molasses, 1983. Peinture à l’huile et encaustique sur toile, 153 x 213 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Museum Security (Broadway Meltdown), 1983. Acrylique, huile et collage sur toile, 213 x 213 cm. Collection particulière, courtesy Faggionato Fine Arts
— Francesco Clemente, 1983-84. Marqueur sur céramique, 25 cm de diamètre. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Andy Warhol, 1983-1984. Marqueur sur céramique, 18 cm de diamètre. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Picasso, 1983-1984. Marqueur sur céramique, 25 cm de diamètre. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Walt Disney, 1983-1984. Marqueur sur céramique. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Robert Rauschenberg, 1983-1984. Marqueur sur céramique, 25 cm de diamètre. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Fab 5 Freddy, 1983-1984. Marqueur sur céramique, 18 cm de diamètre. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Henri Matisse, 1983-1984. Marqueur sur céramique, 25 cm de diamètre Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Alfred Hitchcock, 1983-1984. Marqueur sur céramique, 30,5 cm de diamètre. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— Brown Spots (Portrait of Andy Warhol as a Banana), 1984. Acrylique et pastel gras sur toile, 193 x 213 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Flexible, 1984. Acrylique et pastel gras sur bois, 259 x 190,5 cm. The Estate of Jean-Michel Basquiat
— Gold Griot, 1984, Peinture à l’huile et pastel gras sur toile, 297 x 185,5 cm. The Broad Art Foundation, Santa Monica
— Melting Point of Ice, 1984. Acrylique, pastel gras et sérigraphie sur toile, 218,5 x 172,5 cm. The Broad Art Foundation, Santa Monica
— Zydeco, 1984. Acrylique et pastel gras sur toile, 218,5 x 518 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Alba’s Breakfast, 1984. Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat et Francesco Clemente. Acrylique sur toile, 118 x 152 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— René Ricard, 1984. Technique mixte sur papier, 76 x 56,5 cm. Collection Daniel Boulakia, Paris
— Arm and Hammer II, 1984. Acrylique sur toile, 167 x 285 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Grillo, 1984. Acrylique, huile, collage de photocopies Xerox, pastel gras et clous sur bois, 45,7 x 243,7 x 537 cm. Fondation Louis Vuitton pour la création
— Anthony Clarke, 1985. Acrylique, pastel gras, collage de photocopies Xerox sur bois, 244 x 139 cm. Collection particulière
— Now’s the Time, 1985. Acrylique et pastel gras sur bois, 235 cm de diamètre. Collection particulière, courtesy The Brant Foundation, USA
— Peruvian Maid, 1985. Acrylique, pastel gras sur bois, 114,3 x 101,6 x 23,8 cm. Collection particulière
— 6.99, 1985. Jean-Michel Basquiat et Andy Warhol. Acrylique et pastel gras sur toile, 297 x 420 cm. Collection Bischofberger, Suisse
— Tenor, 1985. Acrylique, pastel gras et collage de papier sur toile, 254 x 289,6 cm. Collection particulière, courtesy Galerie Bruno Bischofberger, Zurich
— To Repel Ghosts, 1986. Acrylique sur bois, 111,8 x 83 cm. Collection Pierre Cornette de Saint Cyr
— Light Blue Movers, 1987. Acrylique et pastel gras sur toile, 274 x 285 cm. Collection particulière, Martigny, Suisse
— Pegasus, 1987. Acrylique, graphite et stylo de couleur sur toile, 223,5 x 228,5 cm. Collection particulière, John Mc Enroe, courtesy Tony Shafrazi Gallry, New York
— Lester Yellow, 1987. Acrylique et crayon sur toile, 267 x 290 cm. Collection particulière, Paris, courtesy Galerie Pascal Lansberg, Paris
— She installs confidence and Picks Up his Brain Like a Saladin, 1988. Peinture sur palissade, 227,5 x 274,3 cm. Collection Yvon Lambert en Avignon
— Eroica I, 1988. Acrylique et pastel gras sur toile, 230 x 225,5 cm. Collection Spallanzani, Modène
— Eroica II, 1988. Acrylique et pastel gras sur papier monté sur toile, 230 x 225,5 cm. Collection Lio Malca, New York
— The Dingoes That Parked Their Brains with Their Gum, 1988. Acrylique et pastel gras sur lin, 254 x 289,5 cm. Collection particulière
— Pesceador©, avril 2010. Michael Holman. 5’26 min
— One day on Crosby Street, 1982. Stephen Torton. New York, 22 min