DANSE | SPECTACLE

Badke. Festival Séquence Danse Paris

16 Avr - 18 Avr 2015
Vernissage le 16 Avr 2015

Issus de la danse classique, du hip-hop, de la capoeira ou du cirque, dix performeurs palestiniens revisitent la dabke (le «coup de pied»), danse folklorique arabe. La pièce se présente comme une manifestation pour la Palestine, dansée au rythme de la musique de Naser Al-Fares: une danse politique qui célèbre la résilience d’un peuple.

KVS, Les Ballets C de la B, A.M. Qattan Foundation, Koen Augsustijnen, Rosalba Torres Guerrero, Hildegard de Vuyst
Badke. Festival Séquence Danse Paris

Le titre Badke inverse deux consonnes de la dabke arabe («coup de pied», en français), cette danse folklorique du Levant pratiquée aux fêtes de famille et aux banquets de village, et, sous une forme plus académique à l’international. En la détricotant un pas à l’envers, un pas à l’endroit, avec dix performeurs palestiniens de toutes disciplines (danse classique, hip-hop, capoeira, cirque), Koen Augustijnen et Rosalba Torres Guerrero (les ballets C de la B, Gand); Hildegard De Vuyst (kvs, Bruxelles), avec la A.M. Qattan Foundation (Ramallah), décuplent sa force de joie et l’emportent au-delà de toute célébration ou protestation. Badke distribue ses coups de pied et ses claques à l’enfermement et à la soumission, se dégage en bondissant des pesanteurs intérieures, et fait front face aux agressions extérieures (mise en joue, interpellations, humiliations) qui tentent d’interrompre son flux vital, social, culturel.

Badke est une manifestation dansée des fiertés palestiniennes, un témoin de la résilience d’un peuple. À travers les rythmes puissamment syncopés et les exhortations vibrantes de Naser El-Faris, Badke crie l’importance de la parade des corps contre leur dissimulation, dit le don de soi contre l’égoïsme, l’urgence de réaffirmer le collectif, sa force d’entraînement, bras noués les uns aux autres dans une ligne tournoyante, lien insécable d’une société qui se recompose sans cesse malgré les cisailles mortifères.

Création et danse: Fadi Zmorrod, Ashtar Muallem, Farah Saleh, Yazan Eweidat, Salma Ataya, Ayman Safiah, Samaa Wakeem, Mohammed Samahnah, Samer Samahnah, Maali Maali (aussi créé par Ata Khatab)
Concept et création: Koen Augustijnen, Rosalba Torres Guerrero et Hildegard De Vuyst
Assistance à la mise en scène: Zina Zarour
Soundtrack: Naser Al-Faris edited by Sam Serruys
Costume design: Britt Angé
Concept et régisseur lumière: Ralf Nonn
Régisseur son: Steven Lorie
Gestion et coordination des tournées: Nicole Petit

Dans le cadre de séquence Danse Paris

Programme du festival
— Mickaël Phelippeau, Chorus, 27-28 mars, à 19h (La Villette), également dans le cadre de L’Esprit de groupe
— Chloé Moglia, Aléas, 31 mars-04 avril, à 20h30 (CentQuatre), également dans le cadre de Hautes Tensions à la Villette
— Olivier Dubois/Germaine Acogny, Mon élue noire-sacre #2, 07-09 avril, à 19h30 (CentQuatre)
— Radhouane El Meddeb, Heroes, 14-15 avril, à 19h (Panthéon)
— Christophe Huysman, 777, 10-12 avril, à 19h et 17h30 (CentQuatre)
— Wim Vandekeybus, What the Body Does Not Remember, 09-15 avril, à 21h (CentQuatre)
— Robyn Orlin/Germaine Acogny, At the Same time we were pointing a finger at you, we realized we were pointing three at ourselves…, 11-12 avril, à 15h et 18h30 (CentQuatre)
— Halory Goerger, Corps diplomatique, 14-19 avril, à 19h (CentQuatre)
— KVS/Ballets C de la B/ A.M. Qattan Foundation, Badke, 16-18 avril, à 21h (CentQuatre)
— Rstyle, Urban party/Afterworks, 24 avril, 18h>22h (CentQuatre)
— Miguel Moreira/Romeu Runa, Pântano, 25-26 avril, à 19h (CentQuatre)
— Christian Rizzo, D’après une histoire vraie, 25-27 avril, à 20h45 (CentQuatre)