PHOTO | DÉBATS

Autour de Jean-Luc Moulène

21 Mar - 21 Mar 2005

Treize portraits de prostituée réalisés par Moulène, avec leurs noms de «scène». Entre photo d’identité et photo pornographique. À propos de l’énigme et de l’indicible. A l’occasion de cette exposition, un débat est organisé avec Catherine Millet et Régis Durand.

Jean-Luc Moulène, Catherine Millet, Régis Durand
Autour de Jean-Luc Moulène

Le Jeu de Paume organise un débat avec Catherine Millet, écrivain, directrice d’art press, et Régis Durand directeur du Jeu de paume, en présence de Jean-Luc Moulène, autour de cette exposition.

Cette exposition personnelle inédite, dont Les Filles d’Amsterdam constitue le cœur. Ce projet, comme souvent dans le travail de l’artiste, concerne une «question de représentation, de représentation publique, donc une question politique».
Ces treize portraits de prostituées, avec leurs noms de «scène» pour titre fonctionnent à rebours de tout principe d’identité. Dans chacune des images qui composent cette série,
Moulène fait se fondre deux régimes d’images, héritées de deux inventions de masse qui marquent très fortement l’origine de la photographie : la photographie d’identité (à travers notamment Bertillon) et la photographie pornographique (Bellocq). À côté de ce noyau central, l’exposition présente d’autres travaux de l’artiste. Par-delà le trouble qu’elle pourra susciter, elle pose les jalons d’une réflexion sur le statut de la représentation, en poussant l’énigme du visible et de l’indicible dans ses derniers retranchements, pour révéler ce que l’on pourrait nommer des images explicites.