DANSE | SPECTACLE

At the same Time we were pointing a Finger at you, we realized we were pointing three at ourselves… Festival Séquence Danse Paris

11 Avr - 12 Avr 2015
Vernissage le 11 Avr 2015

Controversée et volontiers provocatrice, la chorégraphe Sud-Africaine Robyn Orlin travaille la sptatialité du corps et sa dimension politique. Elle s’associe ici avec l’École des Sables, fondée par Germaine Acogny, pour développer de nouvelles pratiques de la danse à partir du territoire africain.

Robyn Orlin, Germaine Acogny (Cie Jant-Bi)
At the same Time we were pointing a Finger at you, we realized we were pointing three at ourselves… Festival Séquence Danse Paris

Robyn Orlin aime les titres-phrases en forme de constats ironiques, suffisamment imagés pour planer en permanence au-dessus de la scène et ouvrir à l’interprétation. Dans At the same time…, ce doigt «pointé sur vous» qui dessine une main-pistolet est celui qui interpelle, enjoint, menace, tandis que trois autres doigts sont repliés au creux de la paume. C’est à cette partie plus secrète du geste que s’intéresse la chorégraphe sud-africaine, comme à ce que le corps masculin africain retient derrière son apparente flamboyance. Contrairement aux idées reçues, estime-t-elle, les Africains, y compris les danseurs, ont des difficultés à appréhender leur propre corps. Elle décèle dans ce handicap une probable stigmatisation venue d’Occident, peut-être cet index «pointé» vers eux , autant que le poids de puissances traditionnelles.

C’est depuis le Sénégal, avec huit danseurs de l’École des Sables de Germaine Acogny, où elle a trouvé une douceur inconnue en Afrique du Sud, qu’elle a travaillé sur cette dimension de repli pour en chercher les racines et les possibilités de redéploiement.

Dans les rituels et les jeux de la cérémonie du lion, la splendeur des maquillages, autant que le travestissement de l’homme en lionne, lui ont permis une nouvelle approche de l’acculturation des corps. De quoi éveiller et la salle et la scène à une retraversée des rituels déritualisée, qui gommerait toute possibilité d’exotisme, pour toucher au contemporain politique.

Avec le Théâtre de la ville: le spectacle y sera joué du 25 au 29 mars 2015.

Programme du festival
— Mickaël Phelippeau, Chorus, 27-28 mars, à 19h (La Villette), également dans le cadre de L’Esprit de groupe
— Chloé Moglia, Aléas, 31 mars-04 avril, à 20h30 (CentQuatre), également dans le cadre de Hautes Tensions à la Villette
— Olivier Dubois/Germaine Acogny, Mon élue noire-sacre #2, 07-09 avril, à 19h30 (CentQuatre)
— Radhouane El Meddeb, Heroes, 14-15 avril, à 19h (Panthéon)
— Christophe Huysman, 777, 10-12 avril, à 19h et 17h30 (CentQuatre)
— Wim Vandekeybus, What the Body Does Not Remember, 09-15 avril, à 21h (CentQuatre)
— Robyn Orlin/Germaine Acogny, At the Same time we were pointing a finger at you, we realized we were pointing three at ourselves…, 11-12 avril, à 15h et 18h30 (CentQuatre)
— Halory Goerger, Corps diplomatique, 14-19 avril, à 19h (CentQuatre)
— KVS/Ballets C de la B/ A.M. Qattan Foundation, Badke, 16-18 avril, à 21h (CentQuatre)
— Rstyle, Urban party/Afterworks, 24 avril, 18h>22h (CentQuatre)
— Miguel Moreira/Romeu Runa, Pântano, 25-26 avril, à 19h (CentQuatre)
— Christian Rizzo, D’après une histoire vraie, 25-27 avril, à 20h45 (CentQuatre)