Mimmo Rotella
Artcurial — Hôtel Dassault
L’événement
Communiqué de presse
Présentation en avant-première à Paris d’une édition spéciale, signée et numérotée, des créations de Mimmo Rotella (en collaboration avec Marco Ferreri) réalisée par Zerodisegno.
Mimmo Rotella
Mimmo Rotella est né en 1918 à Catanzaro, Calabre, Italie. Il est un important protagoniste du Nouveau Réalisme. Marqué par le cubisme et l’abstraction géométrique, Rotella, qui entreprend relativement tard une carrière artistique, réalise au milieu des années 1950 ses premières œuvres à partir d’affiches décollées en milieu urbain. Comme Hains et Villeglé, dont il ignore la pratique similaire en France jusqu’à leur adhésion conjointe au groupe des nouveaux réalistes, au début des années 1960, il est sensible au lyrisme plastique des affiches placardées sur les murs de la ville, et soumises aux intempéries et aux lacérations d’anonymes.
Jusqu’en 1958 environ, la technique de Rotella s’apparente encore au collage dadaï;ste : recollée à l’endroit ou à l’envers sur une toile, l’affiche est retravaillée (nouvelles lacérations) de manière à obtenir une composition picturale abstraite. Mais progressivement, l’artiste se l’approprie telle quelle, pour lui conserver son statut de ready-made et son caractère figuratif. Utilisant des affiches de cinéma (série Cinecittà, 1962) ou de publicité, Rotella en valorise certains détails, exhibant les icônes et les archétypes de notre mythologie quotidienne.
À partir de 1963, il expérimente le procédé du report photographique sur toile émulsionnée d’images répétitives, extraites de magazines ou de ses propres «décollages» (série des Artypos, sur toile ou support plastique). Héritée du Mec Art qui tente, par l’appropriation mécanisée de l’image de masse, de s’interroger sur sa structure, cette nouvelle technique permet à l’artiste de se détacher de la matérialité brute de ses décollages et annihile la violence et la spontanéité du geste lacérateur.
Au début des années 1980, Rotella présente la série des Blanks, réalisés à partir des affiches monochromes provisoires qu’utilisent les annonceurs entre deux affichages. Cette phase transitoire préfigure le retour au décollage, en 1987, lorsque l’artiste réalise ses premières «Surpeintures» sur de vieux panneaux publicitaires préalablement lacérés ou sur des pages de journaux, qu’il couvre de dessins, de slogans, de bombages, et rehausse de couleurs très liquides.
Depuis les années 1960, l’artiste a également proposé des «rotellisations d’objets divers», readymades où il détourne des objets de leur usage habituel (Rotella Metrica, 1966). Cette démarche culmine dans les années 1990 avec les Réplicants, répliques en porcelaine des têtes des mannequins aveugles de Chirico qui, affublées de lunettes ou de masques, nous renvoient définitivement à l’étrange familiarité des objets.
Infos pratiques
> Lieu
Artcurial — Hôtel Dassault
7, rond-point des Champs Elysées. Paris 8e
M° Franklin Roosevelt
> Horaires
19h à 21h
> Contact
T. 01 42 25 45 58
briestpoulainlefur@artcurial.com
www.artcurial.com
> Entrée libre
Exposition ouverte jusqu’au 28 février.
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