ART | SÉMINAIRE

Arrangements de quelques coins et bords

08 Fév - 08 Fév 2014
Vernissage le 08 Fév 2014

Un séminaire imaginé par la chorégraphe Adva Zakai et le collectif de graphistes Åbäke. À travers une performance, une conférence, une lecture, un repas, un film et une discussion, différents aspects de l’espace privé seront abordés. Des thèmes et des personnages se croiseront tout au long de la journée, nouant des relations inédites.

Adva Zakai, Åbäke
Arrangements de quelques coins et bords

Ce séminaire a été imaginé par la chorégraphe Adva Zakai et le collectif de graphistes Åbäke. Ce 8 février, ils ouvrent les coulisses de leur projet et partagent les problématiques qui sont au cœur de leur processus de travail.

À travers une performance, une conférence, une lecture, un repas, un film et une discussion, différents aspects de l’espace privé seront abordés. Si notre corps, notre appartement, notre ordinateur, ou notre adresse mail sont bien moins privés qu’il n’y paraît, ils créent des formes singulières de «publications» qui ne sauraient être opérantes dans l’espace dit «public».

Des thèmes et des personnages se croiseront tout au long de la journée, le discours de l’un se mêlera à celui de l’autre, des relations inédites se noueront entre eux. Un danseur, au corps-table, rendra visite à un philosophe parlant de biopolitique. Une conférence sur le post-humanisme et l’espace «liminal», proposée par un théoricien de l’art, se transformera en un opéra clamant les réunions secrètes d’Américains travestis. Les voyages littéraires d’un écrivain dans son appartement parisien seront interrompus par le discours d’une architecte, qui avant même de pouvoir conclure, se verra embarquée dans La quatrième dimension de Rod Serling.

Basculant insensiblement au cours de la journée dans une scène d’Agatha Christie, Miss Marple finira par convoquer tous les suspects, afin de tisser en direct et en présence des spectateurs-témoins, les liens sacrés de la résolution du crime. Certes, le meurtre n’a pas encore été commis, mais on est sûr d’une chose: il aura lieu dans un salon albertivillarien.