ART | EXPO

Nothing Is Old Because We Are Too Young

07 Sep - 05 Oct 2019

L’exposition « Nothing Is Old Because We Are Too Young » à la galerie parisienne gb agency, à Paris, présente de nouvelles peintures d'Apostolos Georgiou qui poursuit à travers une figuration teintée d’absurde son exploration de la condition humaine et de la représentation picturale.

L’exposition « Nothing Is Old Because We Are Too Young » à gb agency, à Paris, dévoile de récentes peintures d’Apostolos Georgiou, des œuvres dans lesquelles le recours à la figuration sert une exploration subtile de la condition humaine, entre familiarité et étrangeté, suggestion et narration, réel et irréel.

« Nothing Is Old Because We Are Too Young » : peintures d’Apostolos Georgiou

La méfiance d’Apostolos Georgiou à l’égard de toute classification ou explication trop précise se devine dès le titre choisi pour cette exposition, volontairement insaisissable et dans l’absence systématique de titre à ses tableaux. Ces derniers captent inlassablement, depuis les années 1970, des instantanés qui sembleraient être de banales scènes de la vie quotidienne s’ils ne dénotaient pas par le caractère souvent invraisemblable ou absurde des situations peintes.

Apostolos Georgiou explore la représentation picturale

Par leur apparente absurdité, les peintures d’Apostolos Georgiou évoquent davantage des rêves que la réalité. Comme les rêves, elles donnent à voir de façon simultanée différentes strates temporelles et des lieux et personnages à la nature incertaine. Les rêves entremêlent la place de l’acteur et du spectateur, le passé, le présent et le futur, la réalité et la fiction. De la même façon, les œuvres d’Apostolos Georgiou montrent des espaces domestiques dont on ne sait pas s’ils sont des représentations du réel ou des théâtres de la mémoire.

Abolissant la perspective, laissant dans une quasi abstraction les détails des arrière-plans, Apostolos Georgiou invite le spectateur à remplir lui-même les vides pleins d’interrogation de ses images, à s’y inclure lui-même et à y projeter ses propres obsessions, ou simplement à se laisser porter par les indéfinissables émotions qu’elles dégagent.