ART | EXPO

Labo_Demo #1 / Stand

06 Juil - 01 Sep 2019
Vernissage le 05 Juil 2019

Huit installations de jeunes diplômés des Écoles nationales supérieures des Beaux-Arts de Paris et des arts visuels de La Cambre sont dévoilées au Centre Wallonie-Bruxelles, à Paris, à l’occasion de la première édition des « Labos-Démos », « Stand ». Elles inaugurent un dispositif qui vise à promouvoir la création contemporaine émergente.

La première édition des « Labos-Démos », intitulée « Stand », présente au Centre Wallonie-Bruxelles, à Paris, les installations de huit jeunes artistes : Antoinette d’Ansembourg, Benoît Jacquemin, Camille Lavier, Olivier Bémer, Jonas Fadrique, Luc-Andréa Lauras, Alexandre Korzienovski et Tanguy Roussel.

« Stand », première édition des « Labos-Démos au Centre Wallonie-Bruxelles

Créés par le Centre Wallonie-Bruxelles de Paris, les « Labos-Démos » sont des dispositifs destinés à valoriser la création contemporaine émergente, dans les domaines des arts visuels et de la littérature. Au rythme de deux éditions par saison, ils sont conçus en collaboration avec des écoles supérieures d’arts belges et françaises. C’est avec les Écoles nationales supérieures des Beaux-Arts de Paris et des arts visuels de La Cambre que le Centre s’est associé pour cette première édition.

Sélectionnées par un jury composé de représentants des écoles et du Centre et de collectionneurs, huit installations réalisées par de jeunes diplômés des deux écoles participantes sont présentées dans la cour du Centre. Les œuvres de Benoît Jacquemin comme la série photographique Salon ou la sculpture Mur reposent sur le travail manuel et le bricolage, en contrepied d’une société de plus en plus dématérialisée. Elles sont nourries de la violence sous-jacente du monde moderne.

Les « Labos-Démos » valorisent la création contemporaine émergente

L’installation Dimension restante : 37 × 38,8 c de Luc-Andrea Lauras, qui résulte du développement d’un protocole autour d’un reste de sculpture, s’inscrit dans une pratique sculpturale motivée par l’apparition de la forme, la répétition des gestes, l’expérience de la matière et l’utilisation d’outils de construction. Les installations de Camille Lavier explorent les représentations actuelles et occidentales du corps et s’emploient, par l’association et le détournement d’objets ou d’images, de perturber notre rapport au réel.

L’installation sonore Amazon Applause Attempt d’Oivier Bémer restitue de façon aléatoire et continue un applaudissement de groupe, chaque applaudissement ayant été obtenu contre un paiement de 0.10$ sur la plateforme de micro-travail d’Amazon Mechanical Turk, à travers laquelle l’intelligence humaine est mise en service des machines. Par cette œuvre, Oivier Bémer met en exergue un fonctionnement fondé sur une absence de collectif : alors que l’applaudissement est habituellement une activité collective, il n’est ici que le fruit de l’association de différents rythmes et textures sonores.