ART | EXPOSITION

Amy Granat et Nicolas Fenouillat

29 Sep - 16 Déc 2007

Les expositions Wonderwheats et Alternative Antipodes présentent les travaux de deux jeunes artistes qui partagent le même goût pour la musique noise et la culture rock.

Amy Granat
Wonderwheats

Nicolas Fenouillat
Alternative Antipodes

Wonderwheats
Pour l’exposition Amy Granat présente trois nouvelles oeuvres : une installation comprenant trois projecteurs 16mm, des tirages argentiques et des amplis guitares, une autre composée de chaînes et de lampes torches et enfin un film vidéo projeté. Des formes noires se détachent au gré des variations lumineuses, de l’architecture noire. Le son dessine les volumes et donne conscience des murs de l’installation en les englobant dans l’oeuvre. L’installation, les boucles produites par les films donnent une lecture parcellaire et toujours en mouvement des formes qui la composent.
Ces abstractions sont elles-mêmes décomposées par l’angle de projection ou les surfaces de projection : cadres, tirages argentiques, coin des pièces. L’étrangeté, la singularité et les mouvements continus de ses environnements produisent un trouble, une présence indicible, une oeuvre peuplée de spectres indicibles pas forcément habité de mauvaises intentions.

Alternative Antipodes

Nicolas Fenouillat présente une installation intitulée Iceberg. Cabane géante en bois dont l’aspect extérieur se situe entre l’habitation précaire des chercheurs d’or et la barricade.
L’intérieur distribue un labyrinthe qui nous mène à une projection vidéo. Les parois sont entièrement recouvertes de polystyrène gratté qui donne l’impression de déambuler dans une grotte de glace. Les deux entrées nous obligent à passer au travers d’un sas de lattes plastiques qui par l’électricité statique qu’il va produire attire des micros éclats de polystyrène sur nos vêtements. Le blanc hivernal des murs et l’agitation du revêtement de l’architecture dialoguent avec l’image projetée d’une berge de l’Antarctique et résonne au son des craquements de ce continent de glace.
La montagne, toujours, avec une série de caissons lumineux reprenant les cimes des monts enneigés que nous trouvons sur les étiquettes des bouteilles d’eau minérale. La ligne constituant ces sommets vient découper l’image en deux, la partie supérieure est une sérigraphie en une couleur tandis que la partie inférieure laisse les néons apparents.

Enfin, au croisement des deux expositions s’ajoute un symbole yin et yang horizontal sur pied détourné en table de ping-pong pour «partie tournante». Le son de la balle est amplifié et différé afin d’ajouter encore au trouble de la surface de jeu ronde et du filet en zigzag. Clin d’oeil également à l’équilibre des espaces blancs et noirs de l’exposition.