PHOTO | EXPO

Demeure

12 Sep - 03 Nov 2019
Vernissage le 11 Sep 2019

L’exposition « Demeure » au Château d’Eau, pôle photographique de Toulouse, dévoile un extrait de la quatrième monographie d’Amaury da Cunha. Soulignant la démarche à la fois littéraire et visuelle de ce dernier, des textes de Sylvie Gracia tentent d’entrouvrir le mystère qui entoure ses photographies.

L’exposition « Demeure » au Château d’Eau, à Toulouse, présente un extrait du livre du même titre, quatrième monographie photographique d’Amaury da Cunha. L’ouvrage rassemble quarante-sept photographies, en couleur et en noir et blanc, réalisées au cours des dix-huit dernières années, reliées à des textes courts de Sylvie Gracia. Par la mise au mur de cette association d’images et de textes est soulignée la double démarche d’Amaury da Cunha, qui est à la fois photographe et écrivain.

Demeure, une démarche littéraire et visuelle.

L’étrangeté est ce qui caractérise le mieux les photographies d’Amaury da Cunha. Elle est due autant au parti-pris esthétique de l’artiste, qui privilégie des cadrages et une mise en lumière dessinant autour des sujets un halo mystérieux, qu’aux sujets mêmes, souvent si banals et ordinaires qu’ils provoquent un sentiment de doute. Même lorsqu’il semble anecdotique, le sujet, chez Amaury da Cunha, est toujours photographié comme nimbé de mystère, plus suggéré que montré. On peut y déceler une forme de réalisme magique, comme si Amaury da Cunha exprimait ainsi qu’il est impossible de saisir pleinement les choses.

La photographie nimbée de mystère d’Amaury da Cunha

Le panel d’images réunies dans Demeure est volontairement hétérogène et fait écho à la diversité des sensations provoquées par la vie, le réel. Cependant, qu’il s’agisse d’êtres, de paysages ou d’objets, certains motifs sont récurrents au sein d’un ensemble qui s’organise moins comme une série de photographies que comme un recueil dans le domaine littéraire ou une séquence dans le domaine cinématographique, ce dernier médium ayant involontairement inspiré certains clichés d’Amaury da Cunha.