ART | EXPO

Altered States

25 Avr - 06 Juin 2015
Vernissage le 25 Avr 2015

Par leur travail de la couleur et de la lumière, les toiles de Zane Lewis donnent à vivre une expérience de perception particulière où la couleur paraît vivante, active et étrangement cinétique. Dès qu'il se rapproche du tableau, le spectateur fait partie intégrante de l’expérience et se perd dans l’immensité de la composition.

Zane Lewis
Altered States

A l’instar de l’artiste minimaliste Dan Flavin ou encore de James Turrell qui «peignaient» littéralement l’espace avec la lumière comme entité propre, Zane Lewis dévoile un phénomène semblable avec de la vraie peinture (sur toile).

Fréquemment, une source de lumière semble apparaître dans ses peintures, comme un effet céleste qui submerge le spectateur. Une relation à l’espace se ressent alors et les couleurs fluctuent en fonction de son propre positionnement. Ce qui était doux et aérien vu de loin devient physique et compact en se rapprochant. A distance, ce qui apparaît minimal en tonalité délivre une multitude de différentes couleurs résonnantes lors d’un examen rapproché.

Confronté directement à l’œuvre, l’œil est stimulé par un effet de tridimensionnalité. Une fois cette dualité éveillée, le spectateur est contextualisé, comme faisant partie intégrante de l’expérience. Une telle sensation est associée à l’effet auto-stéréogramme dans lequel la couleur semble flotter (imaginons-nous zoomer dans l’écran d’un IPhone jusqu’à ce que le pixel apparaisse et zoomer à nouveau jusqu’à ce qu’il nous englobe dans un infini).

Dans certaines toiles, l’utilisation de la couleur offre une texture délicate, une sensation de chaleur envoûtante comme une expérience cinématique. Alors que dans d’autres, une sensation abyssale et énigmatique laissera un sentiment de dépouillement. Mais à chaque fois, le spectateur se perd dans l’immensité de la toile. Dans cet état de perception, la couleur paraît vivante, active et étrangement cinétique.

Zane Lewis confie: «Les posters de trous noirs dans l’espace de mon enfance me reviennent en mémoire. Les néons de couleurs de années 80, le graphisme de Skate-boarders et leurs tee-shirts, les lunettes réfléchissantes violettes. Les hallucinogènes et l’euphorie, le cinéma et les couchers de soleil texans de mon enfance comme un immense océan, la nature et le cosmos, la réalité et la fiction, le corps et l’esprit pour ne citer qu’eux.»