ART | EXPO

Alexander Calder

19 Oct - 18 Déc 2021
Vernissage le 19 Oct 2021

La vie d'Alexander Calder est à l'image de ses mobiles : une oscillation, d'une rare intensité, entre des extrêmes passant du noir profond aux couleurs vives. Né en 1898, mort en 1976, il a accompagné la deuxième révolution industrielle et traversé deux guerres mondiales.

La galerie Gagosian rend hommage à Alexander Calder , à travers une exposition rue de Ponthieu, une installation pour la FIAC Hors les Murs place Vendôme, et sa cotinuation dans le nouvel espace de la rue Castiglione. Les « white spaces » apparaissent et s’animent, en contraste avec les installations, noir de jais ou rouge sanglant, d’Alexander Calder.

On y trouve les célèbres Caged Stone and fourteen dots, de 1948, les Triangles, de 1957, ou encore le Crag with white flowers and white discs, de 1974. Flying Dragon, 1975, restera visible place Vendôme jusqu’à fin janvier 2022, avant de prendre son envol.

L’équilibre est un mouvement perpétuel

On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, on ne voit jamais deux fois la même œuvre d’Alexander Calder. Même ses œuvres immobiles, les sculptures monumentales de la maturité, ont été surnommées « stabiles » par Jan Hans Arp.

C’est que l’équilibre dynamique, le mouvement entre les extrêmes, est un principe essentiel chez Calder, en oscillation perpétuelle entre le monumental et le fugace, entre le froid et le vivant, entre la nature et l’abtraction. Il préserve les contrastes, sans les flouter dans l’ambiguïté, par un geste de l’un à l’autre. Son oscillation n’est pas de l’indécision : c’est un chemin sans but, tracé entre deux contraires.

Calder, Gratwanderer

Sculpteur, peintre, dessinateur, joailler, Alexander Calder fait preuve, à toutes les échelles, de son génie de l’équilibre et de l’élégance. Ses compositions s’inspirent de l’architectonique, du biomorphisme, de l’industrie, pour atteindre au point d’envol, celui où l’œuvre tient entre l’air et le sol par le minimum d’ancrage, s’arrachant aux deux.

C’est un danseur de corde, un équilibriste, un funambule, évoluant entre mobile et statique, entre noir et couleur, entre l’art et la nature, parce qu’il accepte et refuse les deux.