DANSE | SPECTACLE

Alban Richard : As Far As

10 Jan - 15 Jan 2008

Dans As far as, des fragments cinématographiques deviennent corps, endurent l’espace et les pesanteurs d’un temps cyclique.

Alban Richard
As far as

Alban Richard, As far as
— Conception et chorégraphie : Alban Richard
— Assistante chorégraphique : Daphné Mauger
— Lumière: Valérie Sigward
— Musique : Laurent Perrier
— Costumes Corine : Petitpierre
— Avec : Cyril Accorsi, Mélanie Cholet, Max Fossati, Laurie Giordano, Laëtitia Passard

La saison dernière, nous découvrions avec Disperse et Downfall, ce qui est au coeur de l’univers chorégraphique d’Alban Richard : la répétition d’un motif et son altération.
Avec les mêmes danseurs, les mêmes complices, Valérie Sigward pour la lumière et Laurent Perrier pour la musique, il nous propose une nouvelle étude sur la variation.

Au départ du travail, chacun des danseurs a reçu un film composé, entre autres, d’extraits d’oeuvres cinématographiques montrant un corps en panique, en malaise: partition qui n’était faite que pour être bouleversée.

Ce qui intéresse Alban Richard c’est «la mise en scène de dégradations, de hasards, de variations imprévisibles, de mutations brusques». Le motif est donc repris sans cesse avec des variations qui en creusent le sens. Le retour programmé de la séquence, ressemblant à la précédente et pourtant différente, va nous tenir en haleine. Mouvements, paroxysmes des visages, champs de batailles, constellations d’actions et de rythmes surgissent sur scène…
Les cinq danseurs semblent hantés par d’autres corps.

D’abord nus et en pleine lumière, poussant les mêmes gestes jusqu’à l’extrême, subissant l’espace, ils tentent d’endurer les modifications mais déjà leurs contours s’effacent, leurs silhouettes s’annulent…
As far as est une pièce vénéneuse, troublante, Alban Richard met le spectateur dans une situation d’attente très particulière, celle d’une décomposition et recomposition constante du même motif, celle d’une déroutante fascination.