DANSE | FESTIVAL

Les Plateaux 2019

19 Sep - 21 Sep 2019

Entre évènement et festival, chaque année Les Plateaux (organisés par La Briqueterie) livrent un condensé de danse contemporaine et performance. Pour cette 27e édition, Les Plateaux ne dérogent pas à la règle, avec 3 jours pour découvrir 15 compagnies. Une immersion à la pointe de la danse.

Pour leur vingt-septième édition, Les Plateaux vont cette année encore électriser leurs spectateurs. Entre évènement professionnel et large ouverture aux publics, Les Plateaux livrent des spectacles à la pointe de la danse contemporaine et de la performance. Un défi relevé sur ses trois jours impartis, avec un programme aussi qualitatif que fulgurant. Cette année, Les Plateaux se déploieront à la Briqueterie, leur berceau, ainsi que chez ses voisins : le Mac Val et le Théâtre Jean-Vilar de Vitry. Et pour cette édition 2019, c’est une quinzaine de spectacles qui pourra être savourée ; des pièces pour la plupart très récentes (2018-2019). Prenant pour thème le musée des émotions, Les Plateaux 2019 seront l’occasion d’une plongée sensible dans l’état de l’art. Le musée des émotions ? Comme l’expose La Briqueterie, le « Museum of Human E-motions » est un projet de coopération reliant quatre pays (structures et artistes) : Italie, France, Japon et Taïwan.

Une 27e édition sous le signes des Journées du Patrimoine et du musée des émotions

Le projet du musée des émotions invite les artistes à développer une création courte, à exposer dans des espaces patrimoniaux. Et ce, en choisissant une émotion comme source d’inspiration. Coïncidant cette année avec les Journées du Patrimoine, Les Plateaux conjugueront ainsi les deux éléments en proposant un parcours chorégraphique à travers La Briqueterie. Soit une déambulation fédérée par les chorégraphes Teita Iwabuchi, Masako Matsushita et Ming-Hwa Yeh. Bien qu’en partie professionnelle, la journée du jeudi 19 sera l’occasion de découvrir deux pièces. Soient Likes (2018) de Núria Guiu Sagarra et La Nuit, Nos Autres (2019) d’Aina Alegre. Journée dense et éclatée en matière de lieux, le vendredi 20 proposera sept événements. Au Mac Val les publics pourront retrouver O Banquete (2019) d’Ana Pi. Au Théâtre Jean-Vilar de Vitry, la chorégraphe Ana Pérez présentera Répercussions (2019) et Claudia Catarzi son duo Posare il tempo (2018).

Briqueterie, Mac Val, Théâtre Jean-Vilar : 3 jours de danse et performance

Le vendredi 20 toujours, mais à la Briqueterie, l’inauguration du fonds documentaire de Lise Brunet (journaliste de la danse) se fera sous forme de discours, projection et performance. La chorégraphe Leïla Ka, pour sa part, reprendra sa pièce Pode Ser (2018). Un solo oscillant entre théâtre et danses urbaines. Pièce qui sera suivie par Likes (2018), de Núria Guiu Sagarra, pour ceux qui l’auraient manquée la veille. La soirée sera portée par le chorégraphe Choy Ka Fai. Artiste et performeur singapourien basé à Berlin, Choy Ka Fai livrera deux opus de SoftMachine (2015). Soit la performance opérée avec Surjit Nongmeikapam, et celle opérée avec Rianto. Marquée par les Journées du Patrimoine, le samedi 21 transformera La Briqueterie en lieu d’exploration patrimoniale. Une exploration performée et chorégraphique, également ponctuée de spectacles. Dont la performance participative We Can Be Heroes (2008) d’Arnaud Pirault, sur la parvis de la Briqueterie.

Les Plateaux 2019 : La Briqueterie, incubateur de spectacle vivant (danse, cirque…)

Avec Don’t Stop (2018), la chorégraphe et danseuse Tereza Hradilkova prolongera l’exploration des émotions en passant par la musique. Par la figure du chef d’orchestre, en tant que maître de la musique ; cette métaphore de la sexualité comme de la passion. Julie Salgues livrera quant à elle De si loin, j’arrive (2019). Un travail d’écriture s’attachant à transcrire le point de vue de l’interprète. Avec Materia (création en cours), Andrea Salustri proposera une performance à la lisière du cirque et de la danse. Un moment de poésie pure, où le vent fait danser et chanter le polystyrène, sous forme de plaques et boules. Poétique mais aussi contre-intuitif, Andrea Salustri y révèle l’intangible du souffle, capable de faire léviter, réellement, d’improbables structures. Et pour un atterrissage en douceur, les publics pourront se remettre en mouvement avec une ultime session de We Can Be Heroes (2008) d’Arnaud Pirault.