ART | EXPO

Against Reality!

05 Déc - 21 Déc 2014
Vernissage le 05 Déc 2014

Cette exposition regroupe des œuvres traitant du moment de bascule, l'instant où la réalité se distord pour faire place à un ailleurs. Dans un monde où le «principe de réalité» se rappelle à nous implacablement, ces œuvres célèbrent le plaisir subversif d’explorer la perte du réel. Elles nous permettent d’imaginer la possibilité d’une utopie.

Ludovic Bernhardt, Adam Ferriss, Edouard Mortec, Axël Kriloff, Jean-Baptiste Perrot
Against Reality!

L’exposition collective « Against Reality! » regroupe des œuvres traitant du moment de bascule, l’instant où la réalité se distord, se délite, pour faire place à un ailleurs. Dans un monde politique qui semble ne laisser aucun choix, où le «principe de réalité» se rappelle à nous implacablement, ces œuvres célèbrent le plaisir subversif que nous ressentons en explorant la perte du réel. Elles nous permettent d’entrevoir une utopie, en tout cas d’en imaginer sa possibilité.

Dans son œuvre Sobel, l’artiste numérique Adam Ferriss déconstruit en direct, jusqu’à l’abstraction, le réel capturé par une webcam. De l’espace de la galerie ainsi que de ses visiteurs ne subsistent que quelques bribes ou lambeaux.

Avec la série «Hereafter», le photographe Edouard Mortec dépasse, par l’expérimentation, les limites de l’appareil photo en tant qu’outil d’enregistrement du réel. Il créé une compression temporelle en composant des images où chaque ligne provient d’une photographie prise à un instant différent. Il en résulte une série dans laquelle l’abstraction phagocyte la figuration.

Axël Kriloff présente un mystérieux bloc accompagné d’un dessin issu du livre Die Ruinenstätte von Tiahuanaco im Hochlande des alten Peru d’Alphons Stübel et Max Uhle (1892). Ce bloc s’inspire de ceux que l’on peut trouver sur le site archéologique de Puma Punku, à Tiahuanaco, en Bolivie, et dont la forme, en considérant leur datation, défie toute réalité.

Pour sa série «Accident», Jean-Baptiste Perrot exploite un glitch, ici une défaillance électronique d’un appareil photo qui aléatoirement détruit et transforme ce qu’il capture. Il illustre l’impossibilité de figer et conserver le moment présent. Mémoire effacée devenue lignes.

Par un «auto-autodafé», Ludovic Bernhardt décide de détruire son propre livre Ruines, récit d’une civilisation décadente. Dans un mouvement de mise en abîme, il inscrit son livre dans une fiction et crée ainsi une archéologie du futur.