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Âataba (le seuil)

21 Mai - 23 Mai 2008

Le Seuil, Âataba, c’est le basculement entre la privation de liberté et l’ivresse de l’abandon, le passage de l’individu aliéné par la société à son double animal. Le seuil, c’est aussi s’affranchir des conflits culturels qui parasitent l’individualité humaine et l’acte créateur pour que naissent une identité et une danse nouvelles.

Communiqué de presse
Taoufiq Izeddiou / Compagnie Anania

Âataba (le seuil) 
Horaire : 19h
Durée : 60 min
Lieu : Studio 3
Tarifs : 16 €, 11 €, 10 € pour les adhérents

— Chorégraphie et espace : Taoufiq Izeddiou
— Interprètes : Ahlam Ettamri, Hassania Himmi, Marjorie Moy, Amal Naji, Manolie Soysouvanh,
Sabah Zaidani
— Création sonore : Guy Raynaud
— Création lumière : Laurent Matignon

Le spectacle est présenté dans le cadre des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis

Chorégraphe entre deux rives, le Maroc et la France, Taoufiq Izeddiou a constaté lors de ses séjours à Marrakech l’émergence de nouveaux lieux destinés à la fête, à la libération du corps. Cherchant à interroger la place de ces lieux, des traditions, des gestes, des musiques qui pouvaient s’y croiser — en regard avec la valeur qu’ils peuvent avoir en Europe -— il est parti en exploration dans les sous-sols… Sous-sols de notre vie sociale, explique-t-il, mais aussi sous-sols de notre âme. Cabarets, bars, boites de nuit, espaces de liberté, espaces de contradiction, où se crée un lien social dérobé au regard ; lieu de la rencontre, de la solitude, où se montre un rapport au corps différent. Des corps exposés, des corps torturés, vidés, fatigués, des corps plein d’énergie, des corps immobiles, des corps plein de fantasmes, des corps sans cœur, des corps de femmes, des corps d’hommes : autant de matériaux d’analyse qui lui ont permis de sonder cette part de la société marocaine qui vit cachée.

« Nous, qui avons étudié en France, en Europe, en somme à l’étranger, ne voulons pas en tant que marocains être dans l’imitation de l’occident, ni dans l’exotisme de l’orient en présentant une danse traditionnelle qui ne tienne pas compte de nos apprentissages. Il faut donc mettre cela en tension, avec nos propres gestes, nos propres pas, notre héritage comme notre connaissance de la danse d’aujourd’hui.


Pour Âataba (le seuil) invite cinq danseuses : quatre marocaines et une française. Ainsi leurs savoirs chorégraphiques ne seront pas sans confrontation, ni surprise. Une chanteuse orientale est à leurs côtés, ainsi qu’une bande son composée d’enregistrement de boîtes de nuit, de voix de chefs africains ou arabes, du son d’une corde amplifiée, avec sur scène des bendir, ces tambourins qui existent partout dans le monde.» (Taoufiq Izeddiou)

Lien
www.rencontreschoregraphiques.com
www.cnd.fr