ART | EXPO

A voir mais pas à lire

06 Mar - 30 Avr 2010
Vernissage le 05 Mar 2010

Cette exposition, organisée autour d’un important projet éditorial de l’artiste argentine  Mirtha Dermisache, regroupe quatre artistes travaillant l’écriture en occultant le texte au profit de l’effacement, du rythme et de la forme.

Communiqué de presse
Mirtha Dermisache, Leila Brett, Gérard Duchêne, Roberto Elia
A voir mais pas à lire

Leila Brett (née en 1979 à Boulogne-Billancourt) est une jeune artiste qui a fait ses études à l’École des beaux arts de Marseille dont elle est  sortie il y a cinq ans. Toute une part de son travail porte sur ce que l’on pourrait nommer l’ombre de l’écriture: une expérience qui serait entre l’écho et le pressentiment, entre la mémoire et l’oubli.

Il s’agirait d’en marquer sa trace dans une  activité  qui en occulterait la lisibilité pour n’en garder que  la visibilité. Comme si  dans le non lire pouvait s’éprouver un  rapport au monde, à ses légendes et ses mythes et quelque chose du temps entre l’avènement et l’évocation.

Gérard Duchêne (né en 1944 à Lille) Gérard  Durozoi remarquait à son propos qu’ »il a d’abord publié des poèmes, mais très vite s’en est pris au corps du texte lui-même, imprimé aussi bien que manuscrit, pour expérimenter les moyens les plus divers de le rendre illisible et d’en souligner la matérialité première.

Ce faisant il collabore au groupe Textruction, puis à la Galerie 30 (face à Beaubourg à Paris), élabore des livres peints, des recueils de textes brouillés, de nombreuses sérigraphies (notamment à Lille, dans l’atelier d’Alain Buyse), et coopère fréquemment avec d’autres artistes, déployant une activité polymorphe qui tourne inlassablement autour du texte et de sa traditionnelle prétention à confirmer l’existence d’un sujet psychologique. »

Mirtha Dermisache (née à Buenos Aires en 1940) occupe une place intermédiaire entre les arts plastiques et l’écriture, tant sur les plans esthétique et conceptuel qu’en termes d’économie et de réseau de diffusion. Roland Barthes l’associe à ses réflexions sur la théorie du « Texte », dans la catégorie des « écritures illisibles » aux côtés de Bernard Réquichot ou d’André Masson.

Elle choisit le multiple comme forme essentielle et exclusive de divulgation de son oeuvre et adopte des formats d’expression usuels (le livre, le journal, le bulletin d’informations, l’article, le reportage, la carte postale, la lettre, le cahier, etc.) qui renvoient à l’univers de la Galaxie Guntenberg, à ses techniques de reproduction et à ses canaux de diffusion.

Toutefois, bien qu’elles s’inscrivent résolument dans le monde des flux de communication, les publications de Mirtha Dermisache ne cessent pas pour autant d’habiter le périmètre de l’art contemporain maintenant ainsi un dialogue possible avec les œuvres d’artistes tels que Christian Dotremont, Brion Gysin, Hanne Darboven, Jirí Kolar, Henri Michaux.

Roberto Elia
(Né à Buenos Aires en 1949) est un des artistes majeurs de l’art argentin. Travaillant avec le texte, les objets et les signes, il construit un univers protéiforme où les objets se métamorphosent en figures, en signes et en formes. De même à partir d’éléments empruntés tant au registre du signe que celui des  formes, il opère un processus de transformation du réel en Hiéroglyphes qui en « réécrivent » l’existence.

Il y a dans son œuvre une appétence particulière a stimuler la potentialité signifiantes des formes et les dynamiques symboliques des objets. Mais il les maintient à la lisière de ce qui pourrait le constituer en métaphore ou en élément représentatif. Il y a au contraire chez lui un désir de nous faire entrer dans une herméneutique poétique du monde.

Cette exposition est présentée en partenariat avec le Centre Régional d’Art Contemporain de Montbéliard, elle sera visible à l’école d’art du 5 mars au 29 avril.

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