ART | EXPO

A L’ombre Du Pin Tordu

05 Nov - 18 Mar 2018
Vernissage le 04 Nov 2017

L’exposition « A L’ombre Du Pin Tordu » au MRAC Occitanie / Pyrénées-Méditerranée de Sérignan présente trois installations et une vidéo de Simon Starling hantées par des fantômes du passé. Des œuvres poétiques qui explorent la transformation des formes et leur survivance à travers le temps, l’espace et les cultures.

L’exposition « A L’ombre Du Pin Tordu » au Musée régional d’art contemporain Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, à Sérignan, réunit quatre œuvres de Simon Starling : trois installations et une vidéo qui s’inscrivent dans sa pratique de télescopage temporel, géographique et culturel.

« A L’ombre Du Pin Tordu », une promenade à travers des œuvres hantées par le passé

Conçue comme une promenade musicale, l’exposition traverse un ensemble d’œuvres hantées par le passé, réalisées au cours des quatre dernières années par Simon Starling. Son titre, À l’ombre du pin tordu, évoque autant ce regard en arrière, par ses tonalités proustiennes, que les pins utilisés dans les décors du théâtre Nô japonais, sujet abordé dans l’exposition, ou encore les pins qui bordent les plages d’Occitanie.

Simon Starling explore la transformation des formes à travers les époques et les lieux

Ce télescopage entre des temporalités et des espaces différents est représentatif de la démarche de Simon Starling qui a pour thème central l’histoire des formes et la façon dont celles-ci se transforment à travers les époques, les lieux et les cultures. Le parcours s’ouvre sur l’installation intitulée Red, Green, Blue, Loom Music, un dispositif sonore et visuel qui montre la mutation d’une partition musicale en une pièce textile par le biais d’un logiciel de visualisation sonore.

Des œuvres poétiques portées par l’idée que le passé continue d’exister dans le présent

Avec l’installation immersive At Twilight, Simon Starling reprend le dialogue entre tradition et avant-garde que le poète et dramaturge irlandais William Butler Yeats avait instauré dans sa pièce At the Hawk’s Well entre le folklore irlandais, le mouvement moderniste et le théâtre traditionnel japonais Nô. L’installation The Liminal Trio Plays the Golden Door orchestre quant à elle une rencontre entre trois musiciens arrivés de Hollande, d’Italie et de Roumanie, à Ellis Island aux États-Unis au début du XXe siècle et dont Simon Starling a retrouvé les photographies. Autant d’œuvres poétiques qui portent l’idée que le passé continue d’exister dans le présent.