ART | EXPO

A corps perdus 02

09 Jan - 07 Mar 2015
Vernissage le 08 Jan 2015

Faisant suite au premier volet qui s’est déroulé à la Galerie Backslash à Paris, l'exposition «A corps perdus #2» s’intéresse cette fois aux images, aux comportements et aux modes de vie liés à la masculinité contemporaine. Les œuvres des treize artistes rassemblés ici, transforment l’espace d’exposition en un territoire festif, idyllique et hédoniste.

France Bizot, Claire Dantzer, Alain Declercq, Léo Dorfner, Slava Mogutin & Brian Kenny (Superm), Nøne Futbol Club, Fahamu Pecou, Walter Pfeiffer, Michael Roy, Luc Schuhmacher, Jeanne Susplugas, Timothée Talard, Tom De Pékin
A corps perdus 02

À la suite de l’exposition «à corps perdu #1» qui s’est tenue à Paris, galerie Backslash, en novembre – décembre 2013, «à corps perdu #2», qui se tiendra à Marseille, galerie Gourvennec Ogor s’attache cette fois-ci aux images, aux comportements et aux modes de vie liés à la masculinité contemporaine: romances mélancoliques, récits introspectifs, images-souvenirs, autofictions, jeux de rôles réinventés, travestissements ludiques, objets de désir ou de défense, pilules du plaisir ou de l’addiction traversent ainsi un espace d’exposition considéré comme un territoire festif, idyllique et hédoniste.

France Bizot présente des œuvres issues d’une récente série de dessins sur le thème des réseaux sociaux, notamment Facebook, et du statut de l’image. Elle s’intéresse aux relations que chaque membre se crée par ce réseau et questionne la valeur de ces «amitiés» et les conséquences induites sur chacun d’entre nous, malgré la notion de virtualité. Les différents formats confrontent le spectateur à cette société 2.0 aujourd’hui inscrite dans l’inconscient collectif et qui peut se révéler à la fois d’une richesse intense et d’une certaine forme d’aliénation.

Claire Dantzer expose, quant à elle, une nouvelle production, qui s’inscrit dans le prolongement des premières pièces d’os moulés en sucre coulé et coloré. Ce nouveau Cadavre exquis, prend la forme d’un fragment d’ossuaire. Il s’agit de plusieurs os et cranes humains moulés en isomalt (sucre de synthèse) colorés de noir et agencés sur une plaque de miroir au sol reprenant le dessin d’une sépulture antique pour s’intégrer dans un dispositif sculptural. L’isomalt étant une matière évolutive, le noir blanchira au fil du temps pour rejoindre la texture du marbre, telle une représentation de vanité.

Pour l’exposition, les Nøne Futbol Club présentent une nouvelle œuvre monumentale dans l’espace de la galerie. Reprenant le concept qui les a particulièrement fait remarquer lors de la dernière «Nuit Blanche» à Paris en octobre dernier sur le pont de Tolbiac, avec Work n° 017: Blue Eyes — La ronde de nuit, un immense lampadaire trônera dans la galerie, balayant l’espace de la lumière d’un gyrophare bleu.

Les œuvres de l’artiste américain Fahamu Pecou présentées ici déclinent la représentation de la masculinité noire dans notre société actuelle et plus précisément la notion de Négritude dont Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor sont devenus les symboles. La société afro-américaine recense nombre d’anecdotes liées à l’emploi du champ lexical du mot «noir». Attitudes provocantes, univers immédiatement identifiable, l’artiste brandit les outils de la culture hip-hop pour questionner l’identité noire dans l’Amérique d’aujourd’hui.

L’exposition réunit également des œuvres de: Alain Declercq, Léo Dorfner, Slava Mogutin & Brian Kenny (aka Superm), Walter Pfeiffer, Michael Roy, Luc Schuhmacher, Jeanne Susplugas, Timothée Talard et, Tom De Pékin.

Commissariat

Marc Donnadieu

Vernissage
Jeudi 8 janvier 2015 à 18h