PHOTO | EXPO

6 am, bonjour

12 Avr - 10 Mai 2014
Vernissage le 12 Avr 2014

Des vues de Paris loin des clichés. Celles que la journaliste prend tous les matins entre 6h et 6h15 lors de son trajet en taxi vers la Maison de la Radio. Une fois arrivée à destination, elle diffuse une de ces images sur Twitter. Son outil est le téléphone portable, il répond aux données spatiales et temporelles qui constituent son protocole.

Pascale Clark
6 am, bonjour

Chaque jour, depuis le taxi qui la conduit à son travail, Pascale Clark, journaliste, fait une série de photographies avec son téléphone portable. Une fois à la Maison de la Radio, elle en choisit une qu’elle diffuse immédiatement sur Twitter.

De la radio à la photo, la logique du direct est à l’œuvre. Le trajet peut varier au gré de la circulation. Son temps est court, de 6h à 6h15, et le mouvement du taxi semble le réduire encore.

La photographie numérique est l’outil approprié à ces données spatiales et temporelles qui constituent le protocole que s’impose Pascale Clark. Il implique un geste rapide qui rend impossible toute planification de la prise de vue. Impossible d’établir un cadre stable, de choisir une perspective, de cibler un point de vue précis. Le but est de capturer l’instant et d’en restituer l’intensité. Quelque soit le degré de luminosité, le mouvement confère à l’image une certaine irréalité. Des zones de flou apparaissent dans ces portions de paysage urbain, notamment dans les photographies de paris l’hiver, encore plongé dans la nuit, où l’absence de netteté peut aller jusqu’à la dilution du motif instaurant des zones de trouble.

Ces images de Paris qui se situent au-delà des clichés de la capitale et de ses édifices trop connus, permettent d’appréhender la ville comme un monde encore inexploré, un territoire presque inconnu. Pascale Clark utilise la photographie numérique comme moyen de révélation de cet espace pris dans le flux du temps.