ART | EXPO

26 avril – 7 juin 2008

15 Mar - 19 Avr 2014
Vernissage le 15 Mar 2014

Une exposition intégrée au bâtiment, formée par les contours de la galerie. Avec des monochromes noirs réalisés à l’aide d’une imprimante Epson de grand format sur une toile de lin industrielle. Chaque peinture traduit visuellement les actions de l’imprimante et porte différentes marques que subit la toile avant impression.

Wade Guyton
26 avril – 7 juin 2008

L’exposition présente des monochromes noirs réalisés avec une imprimante Epson de grand format. Ces travaux sont imprimés sur une toile de lin industrielle préparée, un support traditionnellement utilisé pour la peinture à l’huile, et non pour l’impression jet d’encre.

Reprenant le fichier numérique utilisé pour sa précédente série de dix peintures noires de 2008, Wade Guyton en crée dix nouvelles. L’imprimante est maintenant une Epson 9900, le modèle qui remplace la Epson 9600. L’encre est l’UltraChrome avec la technologie Vivid Magenta™.

«Cette fois, on est dans le 10.7.51, qui est dans le cloud, mais aussi dans le sol et les murs. Après tout, cette exposition est intégrée au bâtiment, formée par les contours de la galerie. Le temps devenu matériel. Plus métamorphique que sédimentaire. La densité a augmenté. Condensée en une seule œuvre. Le bruit est plus fort. Le sol est à nouveau recouvert de contreplaqué et peint, ravivant cette sensation ancienne sous nos pieds.» Wade Guyton

Déjà, pour sa précédente série de 2008, l’artiste avait remarqué que certains rouleaux de lin, a priori identiques, ne réagissaient pas de la même manière; les marques, images et les lettres qu’il imprimait habituellement étaient absorbées par la toile poreuse au lieu de se fixer sur sa surface, comme c’était le cas dans ses précédentes œuvres. Conscient de cette nouvelle interaction entre l’encre et la surface, Wade Guyton commence à réimprimer ces peintures avec un rectangle tracé sur Photoshop rempli de couleur noire. La répétition de ces surimpressions engendre un processus pictural inattendu. L’artiste continue à utiliser cette toile vierge «défectueuse» qu’il imprime et réimprime avec le même fichier.

Chaque peinture réalisée traduit visuellement les actions de l’imprimante: la trace du mouvement des têtes de l’imprimante, leurs états d’encrassement, les traces des roues sur l’encre humide. Ces différentes marques et empreintes se retrouvent mêlées aux éraflures et salissures que subissent les toiles lorsqu’elles sont traînées au sol pour être réintroduites dans l’imprimante.