ÉCHOS
01 Jan 2002

15.09.05. Le Grand Palais à l’heure du multimédia

Dans le cadre de la réouverture exceptionnelle de la Nef du Grand Palais (du 17 septembre au 1er octobre de midi à minuit), présentation d’une création lumineuse et sonore Ondes visibles

Extrait du dossier consacré à la réouverture exceptionnelle de la Nef du Grand Palais sur le site du Ministère de la culture et de la communication.

L’installation lumineuse et sonore de Thierry Dreyfus et Frédéric Sanchez invite à redécouvrir le bâtiment et plus particulièrement la Nef. Elle impose l’évidence émotionnelle de la verrière et inscrit à nouveau le monument comme un élément majeur au cœur de Paris.
L’émotion naît de l’inversion des rôles : là où le patrimoine historique sert habituellement de décor à la création contemporaine, l’installation utilise des éléments impalpables pour devenir un écrin accueillant lui-même le patrimoine.

L’installation lumineuse et l’installation sonore, jouant l’une avec l’autre, constituent une création unique qui invite à entrer dans un parcours onirique. Le jour, elle accompagne le visiteur à la découverte du bâtiment. La nuit, elle le place au centre d’un des cœurs battants de la ville.

L’installation lumineuse
Thierry Dreyfus invite les visiteurs à circuler dans une galerie abstraite. De grands miroirs installés en plans inclinés au sol de la Nef reflètent la verrière et le ciel de Paris. Il aura la sensation de marcher dans la verrière.

L’installation diurne utilise uniquement la lumière naturelle. Elle traverse l’immensité transparente de la verrière et se reflète dans la galerie de miroirs.
Au centre, sous la coupole, les visiteurs peuvent s’allonger sur des monolithes recouverts de mousse disposés en cercle. et perdre la notion de pesanteur en s’abandonnant. À la tombée du jour, l’ajout d’ondes lumineuses prolonge la magie de la lumière du jour et reconnecte les ondes lumineuses et les ondes musicales.

L’installation nocturne s’articule en trois temps :
— Les miroirs capturent rayons et couleurs du coucher de soleil. Ces teintes suivent une pulsation le long de la verrière alors que la nuit se fait plus sombre.
— Ces irisations glissent progressivement vers un aplat de lumière blanche qui fera éclore la structure arachnéenne de la verrière.
— Cet éclatement de lumière blanche se rétracte ensuite en faisceaux qui se croisent sous la verrière et remontent vers le drapeau. Les glissements des faisceaux donnent à la verrière l’éclat des facettes du diamant.

Agé de quarante cinq ans, Thierry Dreyfus a débuté son travail avec la lumière et la scénographie en 1983, pour le Théâtre et Opéra (Opéra de Nantes, Créteil, Montpellier). Il participe à la direction artistique des défilés de créateurs de mode (Yves Saint Laurent, Helmut Lang, Calvin Klein), d’événements musicaux (Sonic Youth, NYC 2004, Phoenix, Tokyo 2004) et dessine des objets lumineux.

L’installation sonore
Frédéric Sanchez crée un espace sonore unique fondé sur une musique très contemporaine

Sur cette musique-architecture électronique viennent se poser des éléments empruntés au patrimoine musical français des cinq derniers siècles. Il s’agit de montrer que le génie historique et la création contemporaine peuvent se nourrir mutuellement et que, sans renier son passé, on doit continuer à construire son histoire.

La pièce sonore se compose de trois entités :
— À l’extérieur du bâtiment, le visiteur passe par un sas faisant le lien entre la ville et le monument. Cette antichambre sonore le prépare à entrer dans un espace de rêverie, de contemplation et de voyage.
— À l’intérieur de la Nef, un mixage de sons électroniques et électriques délimitent l’espace. Sur ce fond viennent s’accrocher des bruits naturels de vents, d’orage, de cloches… laissant au visiteur l’impression de paysage, contrebalançant l’immensité de la verrière et du ciel par un panoramique sonore.
— Au centre, le long des miroirs un système de multi diffusion accompagne la marche du visiteur. Le son diffusé et la lumière reflétée agissent de concert pour procurer un sentiment d’unité et d’infini.

En 1988, à vingt-deux ans, Frédéric Sanchez crée une illustration sonore pour le premier défilé de Martin Margiela. Depuis, créateurs et maisons de mode du monde entier font appel à lui, chaque saison, pour créer les bandes sonores de leurs défilés. Parallèlement, il collabore avec des artistes (Louise Bourgeois, Orlan), des architectes (Herzog et de Meuron, Odile Decq) et des cinéastes (Patrice Chéreau). Il conçoit également des œuvres indépendantes : pièces sonores, vidéos et installations. Depuis 1993, il travaille pour : Air France, Peugeot, Baccarat, Cartier, H&M… et collabore avec de nombreux magazines.

Ondes visibles installation lumineuse et sonore a été rendue possible grâce au soutien de la Fondation EDF.

Dossier complet sur le site du Ministère de la culture et de la communication

Infos pratiques
> Lieu
Grand Palais
Accés par l’avenue du général Eisenhower. Paris 8e
M° Champs Elysées Clemenceau
> Horaires
De midi à minuit. Jusqu’à 7h du matin le 1e octobre.
> Entrée libre

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