ÉCHOS
01 Jan 2002

14.10.06. Quand le Quartier Drouot est en fête.

Le week end dernier (5-7 oct. 2006), les professionnels du marché de l’art ouvraient leurs portes au grand public à l’occasion des traditionnels «Trois jours du Quartier Drouot». Pendant un court instant, galeristes et antiquaires sortaient le grand jeu avec pour thème cette année «Expression Libre», et une attention toute particulière portée à l’art contemporain.

Par Gaëlle Gueidier

L’Hôtel Drouot, figure de proue du quartier, loin des éternelles cimaises, innovait avec deux expositions. Dans un premier temps, «Mutart», un jeu interactif où, à l’aide d’un joystick et d’un écran plasma, le visiteur pouvait jouer pour gagner une lithographie originale et numérotée signée d’un artiste contemporain.

Puis, quelques salles plus loin, la présentation d’un «Salon d’amateur du XXIe siècle» pour lequel des artistes contemporains ont recréé un décor intérieur où se mêlaient tableaux, sculptures et mobilier. Avec ce véritable cabinet de curiosités, où chacun pouvait à loisir se détendre et apprivoiser les lieux, les organisateurs ont tenté de prouver aux derniers réfractaires que le design et le conceptuel peuvent aussi être «chaleureux».

La Mairie du IXe arrondissement, partenaire de l’événement, s’était également prêtée au jeu avec une exposition de photos intitulée «Les photographes en leur monde». Marie Paule Nègre est allée à la rencontre d’artistes contemporains, au sein même de leurs ateliers pour célébrer le travail et le quotidien de ces hommes et de ces femmes. Résultat : 55 personnages, 55 portraits, parmi lesquels Fromanger, Erro, Rancillac ou Alechinsky.

Comme les années précédentes, le succès et le public étaient au rendez-vous. Mais au-delà de la simple fête de quartier, l’objectif de tous, y compris des commissaires-priseurs, était clair : encourager l’art contemporain et, par le biais de ces expositions ludiques, le rendre accessible à tous. Car si c’est un secteur très dynamique en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, la méconnaissance du grand public français peut (peut être) expliquer la réticence de certains et le manque d’engouement des autres.

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