ART | EXPO

10 printemps en automne

12 Sep - 13 Oct 2009
Vernissage le 12 Sep 2009

La galerie Kamel Mennour et la galerie Kreo fêtent conjointement leur dixième anniversaire et réunissent leurs artistes autour d'une grande exposition collective.

Nobuyoshi Araki, Roger Ballen, Marie Bovo, Daniel Buren, Latifa Echakhch, Dario Escobar, Yona Friedman, Alberto Garcia-Alix, Camille Henrot, Huang Yong Ping, Alfredo Jaar, Tadashi Kawamata, Sigalit Landau, Claude Lévêque, Pierre Malphettes, Pierre Molinier, François Morellet, Sarkis, Zineb Sedira, Miri Segal, Stephen Shore, Djamel Tatah, Shen Yuan
10 printemps en automne

“Il n’y a plus d’après à Saint-Germain des Prés…”, chantait Juliette Gréco. Plus d’après ? C’est à voir… Certes, Le Tabou, rue Dauphine et Le Caméléon, rue Saint-André des Arts, hauts lieux du jazz où l’on croisait au fil des nuits les couples Sartre et Beauvoir, Barrault et Renaud, Montand et Signoret et, animant le tout, l’irremplaçable Boris Vian, ne sont plus.

Mais le quartier s’est réveillé de son long sommeil, et les rues Dauphine et Saint-André des Arts brillent à nouveaux de mille feux grâce à la présence de deux galeries qui fêtent de concert, en ce 12 septembre 2009, leur dixième anniversaire : la galerie Kamel Mennour et la galerie Kreo.

Au K par K
Kamel tout d’abord, qui n’a eu que trois pas à faire depuis la rue Mazarine jusqu’au 47 de la rue Saint-André des Arts. Là, s’élève une splendeur architecturale, l’hôtel de la Vieuville où, au XVIIIe siècle, se tenait l’un des plus prestigieux “salons” parisiens, celui de “la correspondance générale pour les sciences et les arts”, et qui au XXe siècle, accueillait la librairie de Jean-Jacques Magis, l’un des
hauts lieux de la bibliophilie parisienne.

Et c’est justement ce lieu de l’écrit et de la mémoire, entre cour pavée et jardin, que Kamel transforme en un espace dédié à l’art et la recherche, avec un travail tout en douceur opéré par les architectes Aldric Beckmann et Françoise N’Thépé.

La galerie Kreo ensuite, qui ayant quitté le treizième arrondissement, s’est installée au 31 de la rue Dauphine, dans un vaste espace immaculé subtilement réaménagé par les architectes Laurent Buttazoni et Frédéric Lavaud.

Tant de souvenirs rôdent encore ici, ceux du Ruby’s Club, qui inspira à Stéphane Zagdanski son roman Noire est la beauté, évocation romantique des femmes venues d’Afrique et des Antilles jusqu’à Paris. Nuits noires, musique noire, magie noire jusqu’au bout du bout de la nuit… Et voilà que la boîte noire est devenue un «white space».

Deux jeunes galeries – 10 ans seulement – et pourtant, déjà rayonnantes. Deux galeries, l’une consacrée à l’art, l’autre au design, et cependant, étonnamment proches dans les intentions et les objectifs, dans la pratique et le fonctionnement, dans la rigueur et la vitalité, dans la diversité et la profondeur des choix. Deux galeries qui fêtent de concert, en cet automne 2009, leurs dix printemps.

Ouverture du mardi au samedi. 11h-19h.