PHOTO | EXPO

Nuits d’asphalte

06 Avr - 28 Avr 2018
Vernissage le 06 Avr 2018

L’exposition « Nuits d’asphalte » à la galerie bordelaise D.X dévoile des photographies de Yohann Gozard qui témoignent d’une pratique contemplative du médium. Visions nocturnes au détour des routes, ces clichés réenchantent les paysages du quotidien.

L’exposition « Nuits d’asphalte » à la galerie D.X de Bordeaux présente des photographies de Yohann Gozard prises au hasard des routes, dans un désir de réenchanter l’environnement immédiat et familier.

« Nuits d’asphalte » : les visions nocturnes de Yohann Gozard

La démarche photographique de Yohann Gozard vise à explorer le médium tant sur le plan technique que plastique et théorique. Dans ce retour sur lui-même de l’usage de la photographie, l’artiste s’intéresse notamment au sens qu’apportent les technologies argentiques et numériques qui coexistent aujourd’hui, il s’interroge sur les limites de l’image et exploite nos instincts perceptifs tout en proposant de nouveaux modes de perception de l’espace et du temps.

Le titre de l’exposition, « Nuits d’asphalte » fait allusion au contexte habituel de réalisation des photographies de Yohann Gozard dont les prises de vue sont presque exclusivement nocturnes et choisies au détour des routes. C’est en effet après un voyage au long cours que Yohann Gozard a décidé de se tourner vers la photographie.

Les photographies de Yohann Gozard réenchantent les paysages routiniers

Sa pratique de la photographie plasticienne s’éloigne des visions idéalisées de contrées lointaines, leur préférant l’environnement proche qu’elle investit d’une nouvelle dimension. L’utilisation de temps de pose longs répond à une approche contemplative de la photographie qui vise moins à représenter un lieu, qu’à transcrire les sensations que procure notre relation à cet espace et au temps.

Les photographies de Yohann Gozard parviennent à créer des paysages intimes dans des lieux pourtant sans charme évident, anonymes et génériques : un enchevêtrement de voies routières désertes, une zone d’exposition d’un vendeur de piscines, un parking en bord de route où stationne un poids lourd… Exploitant l’incertitude visuelle due à l’obscurité, l’absence d’horizon, les lumières artificielles, elles ouvrent le champ à des histoires possibles dans la banalité des paysages routiniers.