ART | EXPO

Nuit blanche, matin gris, jour noir

16 Oct - 25 Nov 2017
Vernissage le 16 Oct 2017

L’exposition « Nuit blanche, matin gris, jour noir. » à la galerie parisienne Thomas Bernard-Cortex Athletico rend hommage à l’œuvre de Richard Baquié. Vingt ans après la disparition du sculpteur, on redécouvre l’importance du rôle qu’il a joué dans la redéfinition de ce médium.

L’exposition « Nuit blanche, matin gris, jour noir. » à la galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico, à Paris, revient sur l’œuvre de Richard Baquié et sur sa place singulière dans l’histoire de la sculpture.

Richard Baquié, acteur majeur de la redéfinition de la sculpture

Vingt ans après la disparition de Richard Baquié, l’exposition rappelle l’importance de l’œuvre du sculpteur, née au moment où se réinvente ce médium. Après le geste radical de Marcel Duchamp qui, avec les ready-mades, octroie à tout objet le statut d’objet d’art, après la fin de la mécanisation et de l’industrialisation, mais aussi avec la réévaluation des pratiques artisanales et l’impact du consumérisme, se dessine dans le grand chantier de l’après-guerre un nouveau champ pour la sculpture.

C’est dans ce contexte que Richard Baquié imposera une démarche singulière qui reflète le caractère à la fois novateur et mélancolique de l’époque. Entre gravité et légèreté, les œuvres de Richard Baquié se nourrissent de matériaux et objets récupérés qui sont ensuite assemblés, détournés. Dans la pièce intitulée Café du matin, des morceaux de verre associés à des fragments photographiques sont fixés sur une grille en fer sur laquelle sont inscrits les mots « café du matin », dans une évocation sensible de ce rituel matinal.

Richard Baquié propose une vision interdisciplinaire qui annonce les principes de l’installation

Les œuvres Sans titre (Tokyo) et Sans titre (Alexandrie) associent des fuseaux en métal, des photographies, des plans et des mots. Elles témoignent de la dimension narrative que Richard Baquié a introduite dans l’objet sculptural, le chargeant d’éléments biographiques, émotionnels et psychologiques qui en renouvellent complètement la perception.

Les sculptures de Richard Baquié, mêlant les matériaux les plus variés, les formes, le son, la lumière, le mouvement, l’eau, l’électricité, la photographie et le cinéma, relèvent d’une vision interdisciplinaire et décloisonnée qui évoque l’Arte Povera, mais surtout annonce les principes déconstructifs de l’installation.