ART | EXPO

La moustache cachée dans la barbe

02 Sep - 14 Oct 2017
Vernissage le 02 Sep 2017

L’exposition « La moustache cachée dans la barbe » à la galerie Jocelyn Wolff, à Paris, présente des œuvres récentes de Francisco Tropa. Ces installations nourries de références artistiques et savantes engagent une réflexion sur la sculpture, sur la représentation et la perception ou encore le temps et la création.

L’exposition « La moustache cachée dans la barbe » à la galerie parisienne Jocelyn Wolff réunit de nouvelles œuvres de Francisco Tropa, artiste multidisciplinaire à l’univers complexe. Des installations qui recoupent les champs de la sculpture, de la photographie ou du dessin.

Les installations de Francisco Tropa revisitent la sculpture

L’œuvre de l’artiste portugais Francisco Tropa, se développe depuis le début des années 1990 autour de la notion de sculpture. Ses installations complexes ont recours, outre à la sculpture elle-même, à la peinture, au dessin, à la gravure, à la photographie, au film et à la projection d’images, ou encore à la performance, pour engager une série de réflexion sur les thèmes centraux de la sculpture. Ainsi des sujets tels que le corps, la nature, le paysage, la mort, la mémoire, le temps et l’origine traversent-ils l’ensemble de ses œuvres.

Une œuvre protéiforme nourrie de multiples références

La pratique de Francisco Tropa se développe à travers un processus permanent de références à l’histoire de l’art, notamment aux différentes traditions de la sculpture, à la littérature, à d’autres œuvres d’art ou à la science et même d’auto-référence à ses propres œuvres antérieures. Centrée sur la sculpture, cette pratique protéiforme explore les notions de représentation et de perception, de dispositif et de spectateur en questionnant les catégories traditionnelles de l’art.

Les installations de Francisco Tropa constituent des dispositifs narratifs mettant en perspective les cycles du temps et de la création. Elles témoignent d’une approche savante et philosophique alimentée par l’intérêt du plasticien pour l’histoire, l’archéologie et pour les mythes qui fondent la civilisation occidentale.