DANSE | SPECTACLE

L’Odyssée amoureuse

19 Jan - 26 Jan 2019

Avec L'Odyssée amoureuse, l'artiste pluridisciplinaire Mood s'installe au Générateur pour deux performances-concerts. Un solo (L’appel de nos terres intimes, l’Odyssée intérieure), puis un trio (L'Odyssée amoureuse). Pour une épopée aussi expérimentale qu'immersive.

Un peu hors catégorie, Mood (alias Maude Trutet) s’installe au Générateur, à Gentilly, pour deux performances-concerts. Intitulée L’Odyssée amoureuse, cette double aventure prendra les traits d’un solo d’abord (le 19 janvier), puis d’un trio (le 26 janvier). Musicienne, compositrice, chanteuse, thérapeute… Mood ne rejette rien de l’univers musical. Un éclectisme qui lui permet de faire la jonction entre les mondes. Les téléspectateurs reconnaîtront peut-être en elle l’une des participantes de The Voice (2016). Tandis que les amateurs de performance contemporaine pourront y voir la dynamique d’ouverture pluridisciplinaire du Générateur. Avec, à la clef, la découverte d’une voix, d’une rythmique, d’une présence scénique, ou d’un lieu alternatif. Pour une expérience à la lisière de l’initiatique, résolument immersive. Le solo (L’appel de nos terres intimes, l’Odyssée intérieure) conjuguera chant, danse, harmonium indien, ttun-ttun (tambourin à cordes), handpan (instrument à percussion inventé dans les années 2000) et sonorités électroniques.

Mood (Maude Trutet) s’installe au Générateur pour deux performances musicales

Concert résolument expérimental, avec ce premier solo, Mood plongera dans une exploration du rapport au corps comme instrument chantant et mouvant. Performance scindée en deux temps, s’y alterneront séquences a capella dansées, et séquences musicales. De Björk à Meredith Monk : Mood cultive aussi les références de choix. Le point commun entre ces trois chanteuses ? Un certain goût pour la prise de risque ; une curiosité sans barrières culturelles ; le sens du bricolage. De Björk qui fabrique certains de ses instruments, à Meredith Monk, sculptrice de sa propre voix. Tandis que le travail de lumière (Jonathan Cesaroni) ira flirter avec la vidéo, les ombres et l’incrustation d’images. Invitation au voyage comme au rituel, L’appel de nos terres intimes, l’Odyssée intérieure conjuguera ainsi les temps. De l’atemporel ancestral au résolument contemporain. Pour un solo entrelaçant voix, musiques, mouvements et images.

L’Odyssée amoureuse : un périple immersif, à la croisée des époques et cultures

La seconde performance, le 26 janvier, prendra les traits d’un trio. Donnant son nom à l’ensemble, L’Odyssée amoureuse réunira Mood, Delphine Langhoff (batterie et percussions) et Uriel Barthélémi (Batterie, électroacoustique, pad électroniques et labtop). Dans une même dynamique de syncrétisme culturel, la performance s’enveloppera d’accents groove, tribaux, électro. Tout comme le nom d’Ulysse (Odysseus, en grec) est devenu synonyme de périple, dans un glissement millénaire, L’Odyssée amoureuse glissera sur les flots de la passion. Amours perdues, impossibles, fantasmées et célébrées… Périlleux parcours jonché de spectres et monstres, jusqu’au chant des sirènes… L’Odyssée amoureuse ne promet pas un retour. Mais elle promet d’embarquer ses publics dans une épopée à la lisière des cultures, des époques, des influences. De The Voice à Meredith Monk : Mood est certainement une experte en chemins sinueux. Pour mieux emmener ses spectateurs là où ils ne l’attendent pas ; là où ils ne s’attendent pas eux-mêmes.