ART | EXPO

Crossroads

16 Mar - 22 Avr 2017
Vernissage le 16 Mar 2017

L’exposition « Crossroads » consacrée à Michel Nedjar à la galerie Christian Berst Art brut présente trente œuvres du plasticien français à travers lesquelles s’exprime l’évolution de la démarche de ce représentant majeur de l'art brut. Sculptures et assemblages, « paquets d'objets arrêtés », « coudrages » et « agrafages » succèdent aux poupées des débuts.

L’exposition consacrée à Michel Nedjar à la galerie parisienne Christian Berst Art brut présente trente œuvres du plasticien français dont des séries inédites. Une exposition qui intervient alors que cette figure internationale majeure de l’art brut connaît cette année une forme de consécration avec de nombreux événements qui lui sont dédiés, notamment une rétrospective au LaM.

Les «paquets d’objets arrêtés» de Michel Nedjar, de nouvelles sortes de poupées

L’exposition réunit trente œuvres de Michel Nedjar dont des séries inédites relèvent de techniques de «coudrage», et d’«agrafage», des « chrysalides » et des « paquets d’objets arrêtés » qui sont autant d’exemples prouvant l’évolution dont a su faire preuve l’œuvre du plasticien, qui ne pourrait être résumée aux réalisations brutes de ses débuts.

La série des «paquets d’objets arrêtés» est constituée d’assemblages d’objets hétéroclites recouverts de tissus cousus à la façon de patchworks, avec des coutures très visibles. Ces sculptures reprennent les enjeux des poupées avec lesquelles Michel Nedjar a débuté sa création artistique et s’est fait connaître – poupées faites de tissus récupérés, de boue, de sang à la portée viscérale et mémorielle – tout en les portant plus loin. En amalgamant toutes sortes d’objets, les «paquets d’objets arrêtées» expriment l’idée que tout peut devenir poupée, autrement dit, tout matériau peut devenir matière à création.

«Coudrages» et «agrafages» recomposent des identités morcelées

La série des Galatas forme un ensemble d’autoportraits au tracé géométrique où s’exprime par symboles le rapport de Michel Nedjar à l’orient et de l’occident. Ces peintures s’ajoutent aux réalisations au pastel emblématiques du travail de l’artiste et dans lesquels s’affirmait une dimension totémique et charnelle.

Des œuvres récentes, qualifiées de «coudrages» et d’«agrafages» témoignent de la persistance dans la démarche de Michel Nedjar de la notion de collecte et d’assemblage. Des tissus mais aussi des papiers sont ainsi «coudrés», néologisme créé par l’artiste pour évoquer un assemblage bru dans lequel le geste de coudre est mis en valeur et qui vise à recomposer des identité morcelées.